Fitz Jenő (szerk.): Die aktuellen Fragen der Bandkeramik - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 18. A Pannon konferenciák aktái 1. (Székesfehérvár, 1972)

A. László: Újkőkori arcos edények Romániából. Az emberi arc ábrázolásának kérdéséről a Dunamedence neolithikus edényein

VII. L’origine du thème de la face humaine sur la céra­mique néolithique. Les vases à face humaine constituent une des mul­tiples manifestation de la „religion” agraire qui a l’origine dans le Proche Orient et s’est répandue en Europe en même temps que l'agriculture*140’. Ainsi, la face humaine apparaît sur la céramique peinte du type Hassuna du chalcholit de la Mésopotamie du Nord (fig. 4/8; 5/5)(141). La face est placée sur le col cylindrique, sous le rebord du vase. Le nez court, de même que les yeux en forme de „grain de café” sont en relief, tandis que la bouche ronde et les sourcils vaguement arqués sont peints. Trois courtes lignes verticales, tracées immédiatement sous les yeux, semblent représenter les joues. Toute la face est en­cadrée par des motifs peints. Les lignes en zigzag qui limitent latéralement la face et qui, en se prolongeant, limitent aussi sa partie supérieure, représentent pro­bablement les cheveux. La représentation de la face humaine sur la céra­mique, réduite à l’esquisse des yeux, apparaît aussi dans les anciennes cultures de l’Anatolie. On retrouve ce motif, réalisé en relief premièrement dans le néoli­thique hâtif à Çatal Hüyük<142), et ensuite dans le néolithique tardif de Hacilar et sur la céramique peinte du chalcholithique hâtif de Mersin(143). En Europe, on rencontre le thème de la face hu­maine pour la première fois sur la céramique du com­plexe (Proto-, Pre-) Sesklo —Karanovo—Kremikov­­ci — Starcevo—Körös —Cri§ et sa présence s’explique justement par les racines anatoliennes et mésopota­­miennes de cette culture<144). Comme représentations de la face humaine sur la céramique de type Sesklo F. Schacher meyr mentionne les découvertes de Sesklo(145) et Trapéza (Crète)*1411’ (fig. 4/3 — 3). dans les régions montagneuses de l’Europe, le raisin étant utilisé même par l’homme néolithique (Prehistoric investigations in Iraqi Kurdistan. SA OC 31, 1960, p. 116. — cité d’après J. MAKKAY, o. c., NyJAME 3, 1963, p. 19, note 70). Une précieuse indication nous est fournie en ce sens par les vases spéciaux découverts à Rakamaz et Miskolc — Fűtőház (Hongrie), appartenant à la culture de la céramique linéaire. L’une des hypothèses concernant l’utilisa­tion de ces vases est qu’avec leur aide on a obtenu du jus de fruits, probablement dans le but d’une ultérieure fermentation (cf. J. MAKKAY, o. c., NyJAMÉ 3, 1963, p. 7. 18 — 19. (140) F. SCHACHERMEYR, o. c., p. 16. (141) S. GIEDION, La naissance de Varchitecture. Bruxel­les 1966, p. 76 — 77, fig. 50.; H. MÜLLER — KARPE, o. c., pl. 60/A 13. (142) J. MELLAART, o. c., AS 11, 1961, p. 1964, 166, fig. 4/2. (143) Ibid., p. 164, fig. 12/11. (144) F. SCHACHERMEYR, o. c., p. 12-18 et pl. V/21 (Zusammenhänge Orient-Sesklo). ; II)., Die ältesten Kulturen Griechenlands. Stuttgarl 1955, p. 49 — 81. (145) ID., Ägäis und Orient. Pl. V/21, nr. 14. — Le dessin (petit et schématique) reproduit ici ressemble beaucoup au fragment céramique à face humaine, Outre celles ci nous pouvons mentionner encore les fragments des vases à faces humaines de Thespiai (Boïothie)*147’ (fig. 4/5) et Nea Xikomedeia (Macé­­donie)*148’. Les représentations de Trapéza, Thespiai et Nea Xikomedeia sont placées immédiatement sous le rebord des vases. Les yeux sont réalisés sous forme de petites proéminences en forme de grain de café, comme sur la face humaine de Hassuna, ou comme sur les statuettes de type Sesklo*149’. Le nez est réa­lisé plastiquement, sous forme de petite proéminence (Thespiai) ou allongé (Trapéza, Xea Xikomedeia). Sur un des fragments de Trapéza sont représentés, en re­lief, aussi les sourcils, étant combinés avec le nez en forme de T (fig. 4/4). Sur l’autre face de Trapéza la ligne des arcades se confond avec le rebord épais du vase (fig. 4/3). Sur la face de Thespiai on observe la même chose avec la différence que les extrémités arquées des sourcils sont marquées aussi sous la forme des proéminences qui se détachent du rebord épais du vase. La représentation de la bouche on peut ob­server seulement sur la face de Thespiai, étant mar­quée par une proéminence en forme de grain de ca­­fée, ainsi comme sur certaines statuettes du type Sesklo*150’. Sur le fragment de Thespiai, sous les yeux sont représentées aussi les joues en relief. Il semble que la partie inférieure de la face de Nea Nikomedeia est conturée par une ligne arquée, incisée. La face de Thespiai s’encadre parfaitement dans un rectangle, dont les limites sont marquées par le rebord du vase, les extrémités des arcades des sourcils, les joues et la bouche. Ainsi, la face de Thespiai se rapproche beau­coup de la face de Hassuna, toutes les deux ayant la forme rectangulaire, avec le nez court, les yeux et la bouche ronds ou vaguement ovales, ayant aussi re­présentées les joues. Cependant, quelques détails, qui sur la face de Hassuna sont peints (les sourcils, la bouche, les joues) sur le fragment de Thespiai sont représentés en relief. connu à Dimini (fig. 4/2). Cj. M. HOERNES, o. c., p. 309, fig. 3. ( = H. MÜLLER - KARPE, o. c., pl. 134/2). (146) F. SCHACHERMEYR, Ägäis und Orient. Pl. V/21, nr. 12.; H. MÜLLER - KARPE, o. r., p. 455, pl. 140/F 3-4. (147) H. MÜLLER - KARPE, o. c., p. 455, pl. 136/H. (148) Ibid., p. 451, pl. 135/B 21. (149) T. KUTZIÁN, o. c., pl. LXX/7, 9 (Tsangli), LXX/8 a —b (Sesklo).; H. MÜLLER — KARPE, o. c., pl. 130/10 (Tsangli), 131/А 2, 4 (Chaironeia), 131/В 2 — 3 (Tsani Magula), 135/B 1 — 2, 6—7 (Nea Ni­komedeia). — Les yeux en forme de grain de café apparaissant aussi sur les statuettes néoli­thiques et chalcholitiques du Proche Orient. Cf. H. MÜLLER - KARPE, o. c.., pl. 61/A 50, 53 (Tell as-Sauwan), 105/3 (Jericho). (150) H. MÜLLER — KARPE, o. c., pl. 131/a 4 (Chairo­neia). 229

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