Fitz Jenő (szerk.): Die aktuellen Fragen der Bandkeramik - István Király Múzeum közelményei. A. sorozat 18. A Pannon konferenciák aktái 1. (Székesfehérvár, 1972)

A. László: Újkőkori arcos edények Romániából. Az emberi arc ábrázolásának kérdéséről a Dunamedence neolithikus edényein

6. La vase de Cri vat , est daté dans la phase Gu­­melnifa A, plus exactement dans l’étape Gumelnita A2<34>. 7. Les fragments céramiques avec la représenta­tion de la face humaine de lluginoasa proviennent d’un établissement de la phase Cucuteni A<35>, l’étape A3 ou A4*36), d’après la périodisation de VI. Dumitresc u(37). Cette période peut être synchro­nisée avec la fin de la phase Gumelnita A-> et avec la première moitié de l’étape Gumelnita B/34 35 36 37 38’. V. Les vases à faces humaines découverts en Rouma­nie sont peu nombreux pour avoir la possibilité de faire une juste intérprétation statistique de la typolo­gie. Une telle interprétation serait d’autant plus ha­sardeuse, que les 17 représentations de la face humaine de Roumanie appartiennent aux sept cultures ou périodes distinctes, avec des différences chronologi­ques plus ou moins grandes. Ainsi, les types fixés ci-dessus n’ont pas de valeur générale, ils nous aident à présent à une systématisation du matériel*39h Dans le même but, on a dressé aussi un tableau synop­tique sur lequel on peut observer l’association des différents types de détails anatomiques de la face, la technique de leur réalisation, de même que la dis­position des faces sur les vases à différentes formes (cf. tab. 1). Analysant les vases à faces humaines de Roumanie, dans le contexte européen de ce thème, on aboutit à quelques constations générales. 1. On constate tout d’abord la grande abondance de ces représentations dans la culture Vinca-Turdaç, plus de la moitié des découvertes de la Roumanie appartenant à cette culture*40’. Cette abondance est comparable seulement à la grande fréquence des vases à faces humaines de la culture de la céramique linéaire (34) A. NITU, o. c., Danubius 2/3, 1969, p. 35. — À la phase Gumelnita A correspond, au Sud du Danube, Karanovo V —VI. Il semble qu’à Karanovo VI correspond, en dehors da le Culture Gumelnita A2, aussi des éléments du type Gumelnita B (ibid., p. 21 et la note 1). D. Rerciu synchronise l’étape Gumelnita II ( = Gumelnita A-) avec la phase Vinca D,. Cf. Contribuai la problemele neoliticului. . . p. 90. (35) Cucuteni A = Tripolye B/I (T. S. P a s s e k) et Cucuteni I (D. B e r c i u). (36) VI. DUMITRESCU dans Istoria Romîniei I. Bucu­­resti 1960, p. 61.; ID., Origine et évolution de la civi­lisation de Cucuteni — Tripolie (I).SCTV 14, 1963, p. 73. — A. N i t u et d’avis que les deux fragments appartiennent a l’étape Cucuteni A2. Cf. o. c., Danu­bius 2/3, 1969, p. 35. (37) VI. DUMITRESCU, La civilisation de Cucuteni. Berichten van den rijksdienst voor het oudheid­­kundig bodemonderzoek 9, 1959, p. 6 — 48.; ID., o. c., SCIV 14, 1963, p. 51-78 (spéc. 67- 74). (38) ID., Considérations et données nouvelles sur le prob­lème du synchronisme des civilisations de Cucuteni et de Gumelnita. Dacia 8, 1964, p. 53— 66 (spéc. p. 63). (39) 0. M e n g h i n a établi trois types de représenta­tions de la face humaine, en tenant compte surtout de la technique employée pour la réalisation (Bild­kunst und Ornamentik der Jüngeren Steinzeit dans Handbuch der Archäologie 1954, cité d’après О. HÖCKMANN, о. c., p. 12.). I. P a V 1 u a déterminé quatre types, d’après les détails anatomiques, de même que les signes avec lesquels est associée la face humaine (o. c., p. 700— 717, 719— 721). et de Tisza*41’. En échange, pour les autres cultures appartenant au néolithique moyen et tardif, la représentation de la face humaine sur la céramique, est rencontrée beaucoup plus rarement. Cette consta­tation semble être certaine, au moins pour la culture Cucuteni et Gumelnita, toutes les deux étant bien étudiées, et ayant des établissements entièrement fouillés. Dans ces cultures, nous rencontrons, en échange, une grande variété et richesse d’autres formes de représentations anthropomorphes, tant dans la plastique, qu’en céramique*42’. Outre celles-ci, nous devons mentionner la probabilité de l’existence de quelques représentations humaines, parmi les­quelles des faces, modelées dans un matériel qui n’a pas été durable. On suppose même, que certaines représentations à caractère sacré de la culture de la céramique linéaire, de Tisza et même de Cucuteni ont eu des prototypes en bois*43’. 2. Les faces humaines présentées en relief et par incision sur la céramique peuvent être considérées comme une projection en plan des têtes modelées en volume*44’- Le parallélisme entre les représenta­tions de la face humaine sur la céramique et les sta­tuettes, peut être remarqué aussi bien dans la cul­ture Vinca-Turdaç et Gumelnita*45 *’ ou Tisza*40’ que (40) L’importance de la représentation de la face humaine dans cette culture devient plus grande si nous tenon scompte de nombre considérable de couvercles ornés de faces humaines, à Turdas étant mention­nés plus de 40 exemplaires. Cf. M. ROSKA, TZsGy p. 248, pl. Cil ; p. 250, pl. CIII; p. 252, pl. CIV/1 — 4; ID., Az ősrégészet kézikönyve. II. Újabb kőkor. Cluj — Kolozsvár 1927, fig. 170/1—13. (41) G. CSALLÁNY, Gesichtsdarstellungen auf Gefäßen der Theißkultur. Germania 23, 1939, p. 145— 146.; J. BANNER, Anthropomorphe Gefäße der Theiß­kultur von der Siedlung Kökénydomb bei Hódmező­vásárhely (Ungarn). Germania 37, 1959, p. 14 — 35.; H. QUITTA, Zur Frage der ältesten Bandkeramik in Mitteleuropa. PZ 38, I960, p. 153- 188.; T. l’AVLU, o. r.;J. CSALOG, Die Lehren der Ausgrabungen von Szentes — Ilonapart. AAntArch 10, 1966, p. 49 — 56.; N. KALICZ, o. c., p. 24-43. (42) A. NTJU, o. c., SCIV 18, 1967, p. 549-561.; ID., o. c., SCIV 19, 1968, p. 387 — 393.; ID., o. c., Danu­bius 2/3, 1969, p. 21 —43.; ID., Memoria Antiqui­­tatis 2, 1970 (sous presse). (43) J. CSALOG, On the question of the shape of our neo­lithic idols’ faces. AÉH 84, 1957, p. 207 — 211.; O. HÖCKMANN, Idolplastik der Theiß- und Bükk - Kultur. JRGZ 13, 1966, ]). 2, 6. (44) A. NITU, o. c., Danubius 2/3, 1969, p. 38. (45) Ibid., p. 34 — 40. (46) O. HÖCKMANN, o. c., JRGZ 13, 1966, p. 1-29 (avec bibliographie). 217

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