Janus Pannonius Múzeum Évkönyve 16 (1971) (Pécs, 1972)
Művészettörténet - Hárs, Éva: L’art de Béla Simon
jo8 ÉVA н AR s 6. Cour de Szentmárton 1966, brou de noix et encre de Chine, 24x30 cm. sourire raisonnant sur ses lèvres. L'artiste éternisa sur ce tableau un moment surpris d'une intimité en même temps qu'il a rendu toute accidentalité de ce moment absolue et impérissable. L'idée accentuée est identique aux valeurs évocatrices du tableau. La composition est symmétrique; les deux figures sont au centre géométrique du tableau; leur rapport est déterminé par l'équilibre des valeurs et par l'ordre parallel des formes. La table derrière eux, a gauche la chaise, le tronc d'arbre a droite ne sont que des „accessoires", pourtant ils forment des parties de la composition homogène, mûrement réfléchie et bien résolue. L'opposition de la peinture d'après nature et de la liberté de la composition des couleurs se mêlent d'une façon extremmement intéressante sur quelques natures mortes de fleurs de Béla Simon. En 1962 il exécuta la „Chicorée sauvage", 15 ou il s'attache encore plus fidèlement à la réalité naturelle de la plante, du bouquet arrangé dans un vase. Le tableau s'efforce d'imiter les contraintes traditionnelles de la „nature morte", mais à la manière 15 Huile, toile. 80x70 cm. inimitable, libre de toutes scrupules de Béla Simon. Il pose le vase en tant que modèle à peindre au milieu d'une petite table, l'entoure d'un de ses tissus colorés et à bordure frangée, jeté négligemment autour de la taille du vase. Derrière le bouquet, il pend un voile blanc, pour ne pas déranger par les objets du désordre de l'atelier le beau jeu des tiges des fleurs et, plus tard, parce que ce voile se trouve là, il le peint sur sa composition de nature morte aussi. Cet ensemble est pourtant très pittoresque, ayant un goût particulièrement „de Béla Simon". Ses natures-mortes postérieures, son „Bégonia moucheté" et son „Péonia" (t. 28) ne montrent plus cet ajustement des décors, du bouquet et du vase. La surface entière est remplie, presque pareillement au modem style, d'une végétation folle: des rinceaux s'entrelaçants des fleurs, des tiges, des feuilles et des pétales. L'observation et la représentation très précises de l'objet vu arrive ici à l'abstraction complete de la décomposition des couleurs et des formes, mais en même temps, il réussit à rester fidèle a la nature. Cette fidélité à la nature à un tout à fait autre sens que celle qui se reflète sur son