Levéltári Közlemények, 46. (1975)
Levéltári Közlemények, 46. (1975) 1. - Kubinyi András: Királyi kancellária és udvari kápolna Magyarországon a XII. század közepén / 59–121. o.
Királyi kancellária és udvari kápolna a XII. század közepén 121 par l'un des vicaires du roi qui s'occupe des affaires d'État. Pendant le voyage du roi, le brouillon est recopié par l'un des prêtres d'un centre canonique justement visité. Tout cela est possible parce que la plupart des evêques sortait des membres de la chapelle. Cette institution qui commence à se dégager à l'époque de Géza. II, est capable de prendre en main la délivrance des diplômes relativement aux affaires royales, à la fin du règne d'István III, et devient une chancellerie en pleine fonction. Tout cela nous permet peut-être de donner une explication de la pratique de Becen. Son précédent, Barnabas est au service de quatre archevêques qui visiblement ne se préoccupe pas de la chapelle. Mais Becen a pour chef Lukács, l'archevêque le plus autoritaire qui persiste toujours dans ses principes même à l'égard du pape et des rois. De toute évidence, Becen s'efforce de réaliser les intentions de son pontife. La mise en relief de l'expression «Dei gratia» qui inclut la possibilité de perdre cette grace divine, s'accorde parfaitement à la personnalité de l'archevêque Lukács. Il est même capable de retenir sa bénédiction à son protégé, István III. La cause du phénomène étrange que nous ne connaissons aucun diplôme rédigé par Becen entre 1166 et 1169 s'explique par les faits susdits. Le divorce de plusieurs années entre Lukács et son roi ne prend fin que lors de la visite du cardinal Manfréd, en 1169. C'est «le concordat» qui confirme la réconciliation. Il nous paraît que dans la période du conflit, suivant leur archevêque, Becen et sans doute un groupe considérable de la chapelle ne s'occupent pas de la délivrance des diplômes. La dernière partie de l'étude se consacre à l'époque de Béla III (1172—1196). Auparavant les savants hongrois considéraient Béla III comme le fondateur de la chancellerie. L'arenga et la narration de son diplôme écrit en 1181 étaient estimées comme «l'introduction de la pratique de l'écriture». On pensait que le roi, élevé en Byzance, avait organisé sa chancellerie à l'aide de ses expériences qu'il y avait faites. Il est de fait que le modèle de la chancellerie connu par nous existe déjà à la fin du règne de Béla III, et c'est à cette même époque que la structure du diplôme royal prend forme. Cette forme est utilisée plus tard aussi. Les réformes des diplômes ne peuvent pas être démontrées, qu'après 1181. On se demande pourquoi Béla III retardait les réformes pendant neuf ans s'il en avait l'intention. Et pourquoi il ne nous restait que quelques diplômes de ces neuf ans. La plupart de ces quelques diplômes montrent un recul, concernant leur niveau, par rapport aux diplômes de, l'époque d'István III et même de Géza II. Mais l'on sait que c'est en 1181 que l'archevêque Lukács meurt, le dernier diplôme délivré dans sa vie est celui de 1181. Tout s'explique, en tenant compte du fait que c'est justement Lukács qui se refusait autrefois à couronner Béla, et jusqu à 1179, il s' opposait à.lui. L'institution développée au milieu du 12 e siècle a pour base un rapport favorable entre l'archevêque d'Esztergom et le roi. Faut de ce rapport, elle est incapable de fonctionner, elle se trouve paralysée. Cela se comprend que d'une part le roi est contraint d'attendre la mort de l'archevêque autoritaire, d'autre part, il lui faut établir une chancellerie plus indépendante. Les jeunes prêtres de la cour de Béla III, ayant fait les études en France, suivent le modèle français en inaugurant les réformes. Tout cela brise le développement indépendant qui assurait déjà vers 1170 un bureau actif, mais par contre il diminue l'influence produite par le conflit entre le roi et l'archevêque sur la chancellerie. Le célèbre diplôme de 1181 ne montre aucune trace d'une réforme. Ses expressions beaucoup citées appartiennent au type oblivio-memoria et peuvent être apparentées aux expressions d'un diplôme de l'empereur Barberousse. La liste des témoins — sur laquelle figurent aussi des hospes de la ville —ne fait aucune allusion à un conseil d'une grande importance. C'est un peu par hasard que sa délivrance coïncide avec la mort de l'archevêque Lukács, et ainsi avec le commencement des réformes.