Levéltári Közlemények, 44–45. (1973–1974)

Levéltári Közlemények, 44–45. (1973–1974) - Farkas Gábor: Székesfehérvár város törvényhatósági bizottsága, 1919–1929 / 163–186. o.

186 Farkas Gábor: Székesfehérvár város th. bizottsága (1919—1929) Károlyi se rattacha d'une manière spéciale aux idées de l'évêque Ottokár Prohászka, personnalité de premier plan du catholicisme moderne hongrois. Le pouvoir ecclésiastique, ensemble avec le pouvoir laïc représentaient une belle force,'à travers laquelle ne pouvaient se faire jours ni les libé­raux ni le socialisme. La classe ouvrière, n'étant pas représentée au conseil municipal, ne pouvait influencer la politique municipale que par dehors, par de grèves et manifestations. Plusieurs parmi les dirigeants des fractions libérales oppositionelles de la ville étaient membres du corps autonomiste. C'est eux qui ralliaient le Parti Municipal composé d'anciens indépendants, chrétien-sociaux et des groupes de petits propriétaires. La dispute pour le pouvoir était permanent entre le conseil municipal, les représentants de la puissance gouvernementale et l'opposition de l'hôtel de ville. Les leaders oppo­sitionnels tirèrent avantage de tous les événements en ville pour rendre populaire leur politique et pour compromettre les détenteurs du pouvoir. Si le rôle politique leur exigait, ils sont entrés en ligue même avec les groupements contre-révolutionnaires. Toutefois, ils regardèrent hostilement la dicta­ture prolétarienne et ils condamnaient la social démocratie même. Le conseil municipal considérait comme une de ses tâches primordiales de maintenir l'équilibre sociale contre les partis libéraux et les sociaux-démocrates, ce que les leaders ministériels de grande routine, tels comme le préfet le comte Viktor Széchenyi et le maire. Aladár Zavaros, arrivaient à réaliser pour un temps. A la fin des années vingts, les difficultés locales, entre autres la stagnation de la situation des basses classes, s'agrandis­saient. Au cours des élections municipaux de 1929, l'opposition politique partit à l'attaque dans toute la ville. Le parti ministériel ne réussit à faire élire les candidats de la liste officielle qu'avec un con­sidérable appui moral et matériel des milieux capitalistes libéraux et de l'église catholique. C'est la pensée catholique conservatrice qui caractérisait le nouveau conseil municipal. Les élections font ligne separative d'une autre point de vue aussi parce que c'est au sein de ce nouveau conseil municipal que mûrissaient ces conceptions politiques qui, accompagnées de changements de personnes, quelques années plus tard, feront succéder à la pensée conservatrice les tendances droitières modernes. Ce n'est qu'alors que la „garde de Horthy" put prendre le pouvoir à Székesfehérvár.

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