Levéltári Közlemények, 39. (1968)

Levéltári Közlemények, 39. (1968) 2. - IRODALOM - Komjáthy Miklós: Csóka J. Lajos: A latin nyelvű történeti irodalom kialakulása Magyarországon a XI–XIV. században. (Irodalomtörténeti könyvtár 20.) Budapest, 1967. / 327–331. o.

A brit—magyar diplomáciai érintkezés történetéhez 325 RELATIONS DIPLOMATIQUES HUNGARO—BRITANNIQUES AUX TEMPS DE LA RÉVOLUTION BOURGEOISE DÉMOCRATIQUE Elek Karsai Notre publication de source contient cinq documents des archives du Foreign Office. Le premier document porte la date du 28 décembre 1918, le dernier vient du 8 février 1919. Cette époque bien courte est incontestablement l'étape critique de la révolution bourgeoise hongroise de la Hongrie caractérisée d'une part par le déplacement considérable à gauche de la majorité sérieuse des ouvriers et des paysans, d'autre part par la manifestation croissante, aussi bien en Hongrie qu'à l'étranger de la réaction contre-révolutionnaire. Les documents britanniques publiés — deux plus longs et un plus court, sur l'état de situation •de la Hongrie —, de même les dépêches et aide-mémoire s'occupant des actions du comte Mihály Esterházy à Bern et du comte Miklós Bánffy à La Haye, reflètent fidèlement l'image que le Foreign Office faisait de la situation en Hongrie, de même que l'opinion britannique nuancée sur la question hongroise. En ce qui concerne cette dernière: la Hongrie, est un ancien État ennemi; donc si la Grande-Bretagne se déclare prête à reconnaître la situation grave qui résulta du blocus économique et de matière première, elle ne peut perdre de vue la situation désespérée de ses propres alliées (p. e. de la Roumanie). Elle maintient, en outre, les relations avec le gouver­nement hongrois, par ailleurs elle se déclare prête de donner éventuellement un appui politique, mais cela n'est valable que sur des problèmes relevant de la politique intérieure; le Foreign Office s'abstient de s'occuper des problèmes hongrois qui relèvent éventuellement de la compé­tence de la Conférence de Paix de Paris. Contrairement à l'opinion de l'aristocratie hongroise, de grands propriétaires terriens, qui, face à la situation révolutionnaire devenue de plus en plus grave, réclamait l'intervention militaire de l'Entente, l'opinion du Foreign Office était plus rigide. Le Foreign Office ne consentait pas aux diplomates britanniques de prendre part à des entretiens personnels, oraux, les rapports sur l'état de la situation, des questions d'intervention reçus en écrit sont refusés avec hauteur sinon avec ironie. (Esterházy fait référence à la ligne de Londres —Budapest — Bagdad, le rapporteur du Foreign Office remarque: jadis iî n'était question que de la ligne de Berlin —Budapest —Bagdad,). Le Foreign Office voit clairement qu'Esterházy et ses semblables ne demandent l'envoi des troupes de l'Entente ou britanniques que parce qu'ils sont incapables de faire un coup d'État couronné de .succès de leur propre force pour le renver­sement du régime démocratique de Károlyi. Il est non moins caractéristique cependant que le Foreign Office ne comptait pas sérieusement, même au début du mois de février de la possi­bilité d'une révolution du prolétariat en Hongrie ce qui s'est produit le 21 mars, instaurant la République Hongroise des Conseils.

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