Levéltári Közlemények, 28. (1958)

Levéltári Közlemények, 28. (1958) - IDEGEN NYELVŰ KIVONATOK - Francia nyelvű kivonatok / 337–345. o.

Idegen nyelvű kivonatok ' 343 Les documents de Brest-Litovsk nous présentent une forme de négociation spécifique, qui n'était pas encore relatée en rapport avec la Hongrie. A la fin du 12 e siècle, en 1181 par un décret du Roi Béla (Adalbert) III. la procédure orale fut substituée ert Hongrie graduellement par l'usage de l'écriture dans les affaires officielles et privées. Par l'évolution sans précédent de -la technique des communi­cations survenue à la fin du 19 ième et au cours du 20ieme siècles les formes tradition­nelles de l'usage de l'écriture développées pendant plusieurs siècles ont subies un tel changement qu'on est renvoyé dans une certaine mesure à l'époque, où.les affaires ont été traitées oralement. Par les radiotélégrammes, puis par la radio, par les .services d'information, la transmission et retransmission des renseignements, par l'émission des instructions et de rapports, l'administration devint non seulement plus rapide mais elle en a été modifiée également. A Brest-Litovsk ou les représentants d'un empire, qui dans l'histoire du monde joua autrefois un rôle de première importance se trouvaient confrontés à ceux d'un empire dans les premières heures de son existence, mais qui était destiné à un rôle prédominant dans l'histoire mondiale, les affaires ont été traitées déjà dans les cadres des formes et des possibilités nouvelles offertes par une technique déve­loppée. Ainsi les personnages responsables de la politique extérieure au plus haut échelon, n'étaient pas obligés d'être présents pour toute la durée des négociations qui se traînaient pendant plusieurs mois. Par les appareils Hughes les représentants des ministères des affaires étrangères étaient continuellement en rapport avec leur gouvernements d'une manière presqu'équivalente à l'entretien oral. Ces formes nouvelles développées du contact et de l'administration des affaires officielles sont examinées dans l'article. Par cette partique nouvelle, toutefois, les cadres accoutumés et traditonnels de l'administration n'on été percés que très lentement. Les documents relatifs aux négociations de Brest-Litovsk, d'ailleurs pas trop nombreux fournissent aussi d'abondants exemples de cette évolution. À un moment critique des négociations, le matin du 19. février 1918, les stations radiotélégraphiques des puissances centrales (entre autres le commandement suprême à Baden, qui retransmettait ces renseigne­ments par télégraphie au ministère des affaires étrangères austro — hongrois) ont inter­cepté un radiogramme du Conseil des Commissaires du Peuple au nom du Président du Conseil Uljanov (Lénine) et du Commissaire du Peuple pour les affaires étrangères Trotzki adressé de Tzarskoë Sélo au gouvernement impérial allemand à Königswuster­hausen (Fascicule No. 1052), dans lequel le gouvernement des soviets a protesté contre le nouvel envahissement de la Russie par les troupes allemandes en ayant, déclaré qu'il se pliait à la force des armes et acceptait les conditions de paix formu­lées par les puissances du Centre. Le gouvernement allemand, également par voie radiotélégraphique, a fait savoir au Conseil des Commissaires du Peuple qu'il n'était pas dans la position d' accepter ce message comme document officiel, étant donné que les signatures officielles y manquaient. Il a demandé la confirmation par écrit du radiogramme et a communique les modalités exigées y afférentes. Voilà le problème de l'authenticité des textes télégraphiques, qui se pose dans la masse de millions d'actes produits par l'usage de l'écriture se multipliant constamment. Du point de vue des historiens ce problème se traduit comme une question sur la valeur des textes télégraphiques comme sources historiques. Et cette question n'est que l'une qui doit être résolue et qui se présente aussi dans cette matière peu volumineuse. L'article examine les influences que le progrès de la technique de transmission des renseignements exerce sur la vie de la société. L'auteur étudie non seulement les cas où la rapidité de la transmission des renseignements a donné un autre cours aux événements (comme par exemple dans le cas de Tannenberg), mais analyse aussi les traits généraux du problème. En conclusion l'auteur comsidère qu'une des causes qui provoquent les crises renouvelées de l'histoire contemporaine de l'humanité consiste dans le contraste fatal et permanent qu'on peut constater entre le progrès des institu­tions de l'administration d'une par et de la technique de l'autre part. La technique moderne fournit tant de renseignements à la société que celle-ci n'est pas capable de les utiliser et d'accommoder ses institutions aux circonstances se changeant sans cesse. Faute d'études préliminaires y relatives en Hongrie, l'auteur ne pouvait dans cet article que soulever et en régistrer les questions posées.

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