Levéltári Közlemények, 28. (1958)

Levéltári Közlemények, 28. (1958) - IDEGEN NYELVŰ KIVONATOK - Francia nyelvű kivonatok / 337–345. o.

• Idegen, nyelvű kivonatok L'ACTIVITÉ DES TRÉSORIERS ROYAUX HONGROIS TOUCHANT L'ÉMISSION DE CHARTES, DEPUIS LE REGNE DE MATHIAS CORVINUS JUSQU'A LA BATAILLE DE MOHÁCS András Kubinyi Les services centraux du royaume hongrois du moyen âge, se développent sous le règne du roi Mathias Corvinus dans la forme qu'ils gardent ensuite jusqu'à l'accession au trône de la maison de Habsbourg en 1526. L'organisation centralisée de l'administration des finances date aussi de cette époque; elle était l'oeuvre du trésorier János Ernuszt (1467—76). C'est alors que tous les revenus ordinaires et extraordinaires du pays (à l'exception des domaines royales), ainsi que les villes royales libres, parviennent dans la sphère d'action du trésorier. Í1 est tout naturel que les tâches augmentées entraînent une expansion de l'administration par écrit. Au sujet d'affaires différentes et dans les phases différentes des celles-ci sont produits dans les bureaux du trésorier des chartes de forme variée; une gestion spéciale par écrit se développe dans les rapports financiers. Les chartes du trésorier sont des lettres patentes ou fermées. Parmi les premières se trouvent des chartes assurant des droits, et qu> commencent par le mot „nos" (où le trésorier prend l'engagement d'un payement ou confirme le reçu des sommes payées) ensuite des mandats gé­néraux, adressés à plusieurs organes fiscaux. Les lettres fermées sont des assignations, des ordonnances ou des assiettes d'impôt, et des autres instructions, adressées en premier lieu aux services subordonnés du trésorier. (Mais le trésorier donne souvent en matière de finances aussi des ordres à des organes d'administration qui ne dépen­dent pas de lui). Tous ces chartes sont dressés selon des formes fixées. On pourrait établir des règles, montrant quels chartes et dans quelles formes ils sont munis de la signature autographe du trésorier et quels sont les signes secrets, appliqués aux documents dans certains cas, pour en assurer l'authenticité. Le trésorier a émis les chartes toujours en son propre nom et il les a scellés avec sa bague à cachet de famille, Si ces chartes sont ainsi en apparence assez proches aux documents privés, il faut toutefois les considérer à cause de leur contenu et de leur authenticité dans l'administ­ration publique en documents publics. Les chartes étaient dressés par le bureau du trésorier. Leurs notaires, tout en étant les familiers du trésorier en fonction,, ont pourtant servi continuellement sous plusieurs chefs, ce qu'on peut démontrer par la comparaison des écritures et par des autres données. Ce bureau ne s'occupait pas seulement des chartes. C'est ici qu'on rédigait les budgets du royaume, qu'on a tenu les comptes des revenus et des dépenses du pays, (journaux des recettes et des dépenses, etc.); la mise en ligne de comptes des fonctionnaires royaux quittant leur poste et le contrôle des comptes des organes fiscaux subordonnés se déroulait aussi dans ces bureaux. Le trésorier lui-même ne devait rendre compte qu'au roi seul ou bien au conseil royal. Il est un fait établi, que si d'une part les chartes du trésorier montrent une influence marquée par les documents de la chancellerie royale, d'autre part la comptabilité manifeste les usages de l'administration des villes. Jusqu'ici l'opinion était généralement répandue, que le bureau particulier du trésorier n'a dressé des documents que dans les affaires insignifiantes, tandis que pour toute affaire important, il disposait en sa qualité de membre du conseil royal par chartes royals, dressés dans le chancellerie royale. Mais en examinant les unes après les autres les affaires dans lesquelles le roi a donné des chartes ad relationem domini thesaurarii, on peut constater, que (à l'exception des cas, où des biens ont été conférés ou des droits de tenir marché accordés), outre le charte royal, il a été délivré un charte du trésorier. Ce dernier était, l'ordonnance d'accomplissement de l'ordre royal : le roi lui-même mettait en doute la validité inconditionelle de son ordre, s'il manquait le charte spécial du trésorier. La trésorerie était donc une autorité centrale du royaume hongrois indépendant: nulle disposition ne devait être prise à son insu. 22*

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