Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

L'origínal sur parchemin se trouve aux Archives Nationales de Buda­pest (archives de la famille Sós de Sóvár). Transcription abrégée par le chapitre de Szepes, de 1346, ibid. Editions: Fejér V/3, p. 274; Hurmuzaki—Densu$ianu 1/1, p. 454; Wen­zel, ÁOU, XII, p. 434. Wagner: Analecta comitatus Sáros p. 293. 17. Été 1288 Ladomer, archevéque d'Esztergom, fait connaítre prepositis, decanis, plebanis, universisque nobilibus Ungarorum, Saxonibus, Syculis et Volachis de Cybiniensi et de Burcia comitatibus Tran­silvanis que le roi, bien qu'il eüt promis de s'amender et d'aban­donner ses actions illégales, n'était pas resté fidéle á ses promes­ses. 1 C'est pourquoi l'archevéque engage les destínataires du pré­1 La mére du roi Ladislas IV ayant été d'origine coumane, le jeune souverain fut entouré de Coumans payens qui s'étaient établis en Hon­grie aprés l'invasion mongolé. Sous l'impulsion re<?ue de ses confidents cou­mans, il répudia sa femme, se tourna contre l'Eglise et chercha á s'allier aux Tatars. II révait á fairé ressusciter l'empire payen d'Attila, mais ses projets se heurtérent á la résístance tenace de son peuple converti depuis des siécles au christianisme. Les grands seigneurs du pays jetérent en prison le roi et lui extorquérent, en avril 1288, la promesse de reprendre sa femme, de rompre avec ses amis coumans, de se soumettre á l'Eglise et de dénoncer l'alliance tataro-hongroise. Peu aprés, le roi manqua á sa parole, retourna á ses confidents payens, envoya des délégués chez les Tatars et recruta une armée pour s'opposer au parti chrétien dirigé par Ladomer. Pendant l'été Ladomer et ses partisans repoussérent le roi jusqu'au coin Sud-Est de la Transylvanie, dans la province dite Barcaság (cf. No, 1.) C'est alors que Ladomer émit le présent circulaire. La lutte finit par un événement fu­neste: le parti chrétien fit tuer le roi par ses amis coumans. 1290. C'est ici qu'on fait mention pour la premiere fois des Roumains des environs de Szeben et du Barcaság. II est probablement question des serfs appartenant aux domaines royaux de Salgó, Talmács et Törcsvár (Törzburg—Bran), comme le suppose aussi M. G. E. Müller (Die ursprüngliche Rechtslage der Rumánen im siebenbürger Sachsenlande, p. 313.). M. Fr, Müller (Habén 1288 im Hermannstádter Gau und im Burzenland neben den Sachsen auch ungarische Adlige, Szekler und Rumánen gewohnt? Siebenbürger Viertel­jahrschrift, 1935. p. 281. et suiv.) est d'avis que les nobles, les Sicules et les Roumains, qui sont nommés dans cette charte, n'habitaient pas dans les comi­tats de Szeben et au Barcaság (Cybinium et Burcia), quoique l'archevéque adressát sa lettre aux habitants de ces deux comitats, et que les cháteaux de Salgó, Talmács et Törcsvár n'appartenaient pas á eux, mais au com. d'Alsó­fehér. II s'ensuit qu'il faut chercher une autre solution. Selon le mérne auteur, les nobles, les Sicules et les Roumains résidant dans les divers co­mitats du pays s'y réunirent á l'appel du roi Ladislas qui recrutait son armée dans cette partié de la Transylvanie.

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