Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

nes exercendo cum predictis scilicet Blacis et Bissenis eisdem contulimus. Dátum ab incarnatíone Domini M-o CC-o XXIIII-o, regni autem nostri anno vicesimo primo. Originál ínconnu. Transcriptions: 1. Charles I e r en 1317; 2. d'aprés la précédente, Louis I e r, en 1366; 3, d'aprés la précédente, la reine Marié, en 1383. 4, d'aprés la précédente, le roi Sigismond en 1387 et en 1406. Les transcriptions du XV e siécle sont les suivantes: d'aprés celle de Charles I e r, le chapitre de Transyl­vanie en 1423, d'aprés celle de Louis I e r le couvent de Kolozsmonostor—Má­ná^tur (com. Kolozs) et le chapitre de Transylvanie, en 1428, d'aprés celle de Sigismond, le chapitre de Transylvanie (1423, 1428) et le roi Mathias I er (1486). La derniére fut transcrite en 1493 par Vladislas II, et la transcrip­tion de celui-ci par Ferdinánd I e r, en 1552. II en dérive, par l'intermédiaire d'une transcríption latente d'Etienne Báthory, roi de Pologne (1583), celle de 1627, rédigée au nom de Gábriel Bethlen, prince de Transylvanie. En 1407 il y eut une transcription du chapitre de Transylvanie qui ne s'est plus retrouvée, mais on posséde en revanche la transcription de 1428 et celle de 1478 du palatin Michel Ország qui en dérive. Les transcriptions de souvenir est perpétué par les trois villages au nom de Besenyő de Három­szék et peut-étre par le nom de Besenbach, en Fogaras. Ces Petchenégues dont il est question dans notre charte, étaient sans doute des bergers noma­des qui utilisaíent les páturages alpestres des montagnes de Fogaras en commun avec les Roumains. Les Roumains dont la fórét est mentionnée dans l',,Andreanum", sont probablement ceux de Fogaras dont nous avons déjá lu dans les trois chartes précédentes. Leur fórét est celle qui entoure les alpages de Fogaras, et á laquelle s'attache la terre des Saxons de Szeben. Hunfalvy a cherché cette fórét dans les montagnes de Kerc, c'est-á-dire á l'Est de Szeben (v. aussi Tamás, AECO. II, p. 334), mais Bunea pense qu'elle se trouvait prés de Szeben car autrement elle n'eűt pas appartenu aux Saxons de cette ville. Pour juger de la valeur de cette hypothése, il faut tenir compte du fait que les foréts situées au Sud de Szeben ne faisaient pas partié de la terre des Saxons, mais qu'elles ressortissaient aux districts des cháteaux royaux de Salgó et de Talmács (disparus). Elles ne seront rattachées á la province de Szeben qu'en 1472, respectivement en 1453. II s'ensuit que l'hypothése de Bunea ne s'avére pas solidement fondée, Bien qu'il ne sóit pas exclu que, dés ce moment-lá, il y eüt déjá des Roumains aussi sur les alpages situés au Sud de Szeben, la mention de la symbiose roumano-petchenégue que nous avons relevée dans cette charte, milite plutőt en faveur de la localisation en Fogaras. II est encore á remarquer que jusqu'á 1288 nous n'aurons aucune donnée sűre concernant la présence d'une population roumaine dans la région de Szeben. C'est pourquoi les historiens hongrois et saxons sont d'accord pour placer la fórét commune des Roumains et des Petchenégues sur les versants des montagnes de Fogaras (cf. J. K. Schuller, Umrisse und kritische Studien, III, Hermannstadt, 1872, p, 14—39 et P. Hunfalvy, Az oláhok története, II, Budapest, 1894, p. 335),

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