Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

modo intra specificato facienda, quarum series ad octavum diem earundem octavarum 2 3 nobis per vos est rescribenda. 148. Kolozsvár, le 16 mai 1366 Le roi Louis I e r accorde au Roumain Sorban d'Ócsva qui a re<?u par le baptéme le nom d'Etienne, et que le roi veut ré­compenser de ses services fidéles, le domaine royal de Kisacsvi­csa; le nouveau propriétaire sera obligé non seulement aux pres­tations coutumiéres, mais aussi au payement de la „quinquagesima ovium" et de la dime des cochons. L'original sur parchemin, avec les traces d'un cachet au bas de est con­servé aux Archives Nationales de Budapest (Collection du Musée National). Nos Ludcuicus Dei gratia rex Hungaríe memorie commenda­mus tenore presentíum significantes, quibus expedit universis, quod quia fidelis noster Olachus Sorban vocatus de Ochwa, 1 quem in ritum katholico baptizatum Stephanum fecimus appel­lari, 2 nobis et sancte nostre corone famulatus exhibuít multiplíces 2 3 Le 7 juin 1366. 1 C'est parmi les dépendances du cháteau de Világos— Siria (jadis com. de Csanád, auj. com. d'Arad) qu'on rencontre au moyen áge Acsva—Aciuva (Csánki I, p. 425). 2 La charte expose le fait suivant: Le Roumain Sorban se fit baptiser selon le rite cathoHque et regut le nom d'Etienne. II s'ensuit que jusque-lá ce Sorban avait été payen et non orthodoxe, puisque l'Église romaíne a toujours reconnu le baptéme schisma­tique et n'exigeait pas de donner un nom nouveau á ceux qui se sont convertis de l'orthodoxie á la religion catholique. C'est pour­quoi on rencontre tant de noms turcs, coumans, petchenégues et slaves dans notre collection. Quant á la reconnaíssance du bap­téme orientál, elle est prouvée par tout une série de bulles papa­les et de décisions conciliaíres. Déjá le pape saint Etienne (254— 157) avait fait la déclaratíon suivante: ,,Si qui ergo a quacunque heresi venient ad vos, nihil innovetur, nísi quod traditum est, ut manus íllís imponatur in poenitentiam" (Denzinger—Bannwart, Enchíridíon Symbolorum, Freyburg in Breisgau, 1928, p. 24, No. 46). En 314 le pape Sylvestre I fit une décision analogue: ,,De Afris, quod propria lege sua utuntur, ut rebaptizent, piacúit, ut sí ad Ecclesiam alíquis de haeresi venerit, interrogent eurn sym­bolum et si perviderint eum in Patre et Filio et Spiritu Sancto esse baptizatum, manus ei tantum imponatur, ut accipiat Spíritum Sanctum. Quodsi ínterrogatus non responderít hanc Trínitatem, baptizetur." (Ibid. p. 29, No. 53.) "Plus tard Sainte Sirice, en 385 (ibid. p. 39, No. 88), Saint Innocent I e r, en

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