Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

crudeli, sollicite et habiliter exhibuisse cognovimus, 2 lui accorde quandam possessionem Kuhnya 3 vocatam in terra nostra Maro­morusiensi habitam cum aliis villis Jood, Bachkow, Kethuyssou, Moyse, Bors et Keethzeleste vocatis 4 ad eandem possessionem Kuhnya spectantibus, a Bokdan voyvoda et suis filiis, nostris videlicet infidelibus notoriis ob ipsorum detestandam infidelitatis notam, eo quod idem Bokdan et filii sui de dicto regno nostro Hungarie in pretactam terram nostram Molduanam clandestine recedentes eandem in nostre maiestatis contumeliam moliuntur conservare, ad manus nostras regias devolutas. Les domaines énu­mérés sont donnés á Balk et á ses fréres, Drag, Dragmer et Stephanus. Hongrie, furent comtes de plusieurs comitats et possesseurs d'un grand domaine d'environ 100 villages qui occupait la majeure partié des com. de Máramaros et Szatmár (cf. la carte ci-jointe). Aux XVe et XVIe siécles la famille continua d'augmenter aussi bien son pouvoír que ses domaines, et ses membres obtinrent les plus hautes dignités publíques. Ceci prouve nettement que la Hongrie médiévale était libre de tout préjugé vis-á-vis des natio­nalités: les fils de Sas, sans renier leur origine roumaine et leur religion orthodoxe, y parcoururent une carriére des plus brillantes. Au XV e siécle les Drágffy se convertirent au catholicisme et au siécle suivant ils se firent protestants. Ces conversions entraínérent la magyarisation de la famille. Au début du XV e siécle ce sont les Drágffy qui écrívent le plus souvent des lettres hongroises, initiant par lá une innovation assez hardie, á cause de la prédominance de la langue latiné. Le premier testament rédigé en hongrois est celuí du grand justicier Jean Drágffy qui mourut á la bataille de Mo­hács (1526). L'extínction de la famille peut étre fixée au XVI e siécle. 2 II parait que Dragus qui avait émígré en Moldavie, eűt ammené avec soi une partié de sa parenté et de ses serviteurs. Quelques-uns de ses gens restérent en Moldavie mérne aprés l'attaque de Bogdán, les autres (notamment les fréres de Balk dont on ignore les noms), périrent au cours des luttes. 3 Kuhnya, auj. Konyha—Cuhea, sur le cours supéríeur de l'Iza, au com. de Máramaros, C'était le domaine du rebelle Bogdán. En 1365 une partié en était encore dans la possession des neveux de Bogdán qui n'avaíent pas prís part á l'entreprise de leur oncle. Cf. la charte No. 67. 4 Jood, auj. Jód—Ieud; Bachkow, auj. Kisbocskó—Bá$coiul Mic; Kethuyssou, auj. Alsó-, Felső- et Középvisó—Vi§eul de jos, mijloc et de sus; Moyse, auj. Mojszén-, Majszén—Moiseiu; Bors. auj. Borsa—Bor?a; Keeize­leste, auj. Felsöszelistye—Salifte. Tous ces villages sont dans le coin Sud-Est du com. de Máramaros, dans la région des sources et du cours supérieur de l'Iza et du Visó.

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