Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)

tones fíni argenti, dixít per nos dominos de capítulo kenezio nos­tro de Nirmezeu 3 esse relaxatos, que in tota sumpma faciunt de­cem marcas argenti. De quíbus deducta quinta parte prepositi videlicet septem fertonibus et tribus secinis per magistrum An­dreám procuratorem domini episcopi." ,,Item eodem anno et díe ídem magister Adríanus de ipsís kenezís et zondis 4 nostrís presentaverit nobís viginti birra, que vulgariter cherge [dicuntur], et quatuordecim caseos. 5 De quibus domínus preposítus pro quinta parte sua per eundem magistrum Andreám procuratorem domini episcopi habuit quatuor birra et duos caseos. In residuís autem, quia due portiones cedunt, facta est dívisio ad viginti tres personas dominorum et quílíbet pro sua portioné habuit médium birrum." L'original, sur deux parchemins in-folio assez déteriorés, se trouve aux archíves de Gyulafehérvár du chapitre de Transylvanie. Edition: Történelmi Tár, 1911, p. 407—8. Pour la date cf. ibid. 43. 1332—1335 Extráit de la liste des collecteurs de la dime papaiéJ , . . Paulus sacerdos de Olafenes- solvit XXXV banales no­vos , . . 3 3 Nyírmező (en roumain Poiana) se trouve au com. Alsófehér, á l'Ouest de Nagyenyed, 4 Zondis (á l'ablatif) dérive du slavo-bulgare sodiji ,,juge". 5 Birrum, cherge — cserge ,,sorté de couverture grossiére de laine aux longs poils" (EtSz. I, col. 981; la charte présente contient la premiere men­tion de ce „mot voyageur" qui, dans ce cas peut étre d'origine roumaíne, cf. Szinnyei, Magyar Nyelvőr, XXII, p. 250). Cet objet de méme que le fromage prouvent nettement qu'á cette époque-lá les Roumains se dédiaient surtout au métier pastoral. ^e concile de Vienne de 1311—12 avait décidé de réserver pendant les six ans la díme aux besoíns des croisades, En Hongrie cette disposítion fut mise en pratique de 1332 á 1337, par les collecteurs Bérengaire et Raymond de Bonafato. Comme il ressort des notes y relatives, la díme d'Oláhfenes— Fene? fut exigée á quatre reprises entre 1332 et 1335. 2 Oláhfenes, situé au Sud-Ouest de Kolozsvár, s'était eréé prés de Szászfe­nee—Fenekűi Sásesc dont la premiere mention date de 1297 (Archives Nat. de Budapest, Dl. 28708), Ses colons furent les Roumains qui s'y étaient ínfiltrés du cőté des montagnes, C'étaít un domaine de l'évéque de Transylvanie, En 1332 sa population non-roumaine paraít avoir déjá été as­sez nombreuse puisqu'on y trouve une église et un prétre catholíque, Jus­qu'á nos jours le village s'est complétement magyarísé et méme son nom est devenu Magyarfenes. Au point de vue démographique, c'est une rare exception. 3 Les banales étaient des deniers frappés par ordre des bans de Slavo­nie, de 1255 á 1349. Le denier était une sorté de monnaie d'argent, introduite

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