Fekete Nagy, Antonius – Makkai, Ladislaus: Documenta historiam Valachorum in Hungaria illustrantia, usque ad annum 1400 p. Christum. (Budapest, 1941. Études sur l'Europe Centre-Orientale. 29.)
L'original se trouve aux archives de la famille Kállay, portant les traces d'un sceau au dos (Archives Nationales de Budapest). Editions: Pesty, Krassó megye, III, p, 5; Anjou-Okm. I, p. 512 (avec plusieurs erreure); Hurmuzaki—Densu^ianu 1/1, p. 579. été peuplé de Slaves, quoiqu'une partié des toponymes duö á cette couche de la population, puissent étre aussi de date plus récente. Aux XVI e et XVII e siécle toute cette zone fut subjugée par les Turcs, l'ancienne population périt et la plupart des noms de lieux médiévaux tombérent dans l'oubli. Des le XVIII e siécle, il se produisit, par contre, une immigration trés intense, mais les nouveaux venus (Roumains, Allemands, Serbes, Bulgares) déformérent les noms traditionnels, les adaptant au systéme phonétique de leur langue (lllyéd cno Illadia, Kövesd co Gavosdia, Bodzás cvj Buziás, Egerszeg co Jerszeg, Egres oo Ezeres, etc.). Comme on voit, impossíble d'y démontrer la présence des Roumains jusqu'au XIV e siécle (cf. Csánki, i. c, II, p. 93; Kniezsa, o. c. AECO. IV, p. 367). Sans pouvoir infirmer cette thése par des contre-arguments probants, les historiens roumains ne cessent de soutenir qu'au XIII e siécle cette région servaít de théátre á des cristallisations politiques roumaines, antérieures á la pénétration des Hongrois. M. Silviu Dragomir, professeur d'histoire á l'Université de Kolozsvár et ministre des affaires minoritaires de Roumaníe, est d'avis que tous les toponymesf!) de cette zone sont d'origine roumaine et qu'ils furent plus tard deformés par les Hongrois. A son avis, outre les grands propríétaires et les fonctionnaires royaux des cháteaux et des villes, toute la population aurait été composée de Roumains. En guíse de témoignage il invoque le fait que de 1332 á 1337 les collecteurs de la dime papaié n'y trouvérent que 22 paroísses catholiques, bien que le nombre des établissements humains s'élevát au moíns á 300. II en conclut que le reste des villages étaient peuplés de Roumains orthodoxes (cf. Vechimea elementului románesc colonizáríle stráine in Bánat, Anuarul Institutului de Istorie Nationalá, Cluj, III—1926, p. 275 et suiv.). Ces constatations ne reposent sur rien de certain. Aux XIII e et XIV e siécles 50 villages avaient eu des noms hongrois qui furent plus tard déformés par les Roumains, mais de maniére á ne laisser subsister aucun doute quant á leur origine. Au cours du XV® siécle le nombre des toponymes hongrois ne fit qu'augmenter. Nous avons vu plus haut que mérne les villages des kénézes n'ont pas des noms incontestablement roumains. En ce qui concerne la collecte de la dime papaié, il suffit de remarquer que parmí les prétendus ,,300 villages" seuls 34 sont connus á cette époque; sur ces 34, 22 avaient une paroisse catholique ce qui modifíent sensiblement les proportions des chiffres. La plupart des autres localítés remontent aux XIV e et XV e siécles. Les localités du com. de Krassó au XlV e siécle (entre parenthéses la date des premieres mentions antérieures á 1340). Noms d'origine hongroise: Borzafő, Érdsomlyó, lllyéd (1333), Kövesd,