Szakcikk gyűjtemény

Dr. H. Naegeli-Akerblom: A travers l'histoire de la médecine

960 Schweizerische Rundschau für Medizin — Revue suisse de médecine. tiquée sur des personnes sauvages était faite sous des conditions plus avantageuses, vu la force de résistance plus grande, l’insensi- bilité des sauvages vis-ä-vis des douleurs, la salubrité des cabanes isolées. Mais est-il bien vrai que ces peuples ne sentent pas tellement la douleur d’un coté, et que d’un autre cóté ils n’employaient pas de narcotiques? Broca a pu trépaner le crane d’un chien vivant en grat- tant l’os au moyen d’un éclat de silex préhistorique en 8^/4 de minute, et le chien se remit trés bien; on peut facilement admettre que Broca opéra plus lentement avec un instrument qui ne lui était pas familier, que ne 1’aurait fait un confrere néolithique. Et pour ce qui est de la douleur, je doute qu’elle sóit bien plus forte que celle produite par certaines opérations sur les dents, qui durent plus longtemps, et sans narcose. Du reste, la narcose est-elle vrai- ment une découverte tellement nouvelle? Mais déja en 64 p. Ch. n. Dioscoride parle d’anesthésie par l’emploi d’un extráit spiritueux de la racine de Mandragore (So- lanée), En 704 un chroniqueur arabe nous relate le cas de maladie d’un grand seigneur, Urwa ibn az-Zubair, souffrant de carie du pied, ce qui exigea 1’amputation, qui se fit sans douleur, grace ä une potion que le malade avait absorbé avant l’opération. En 1010 Ali-Ben-Isa écrit un livre trés important pour tout le moyen-áge sur l’ophtalmologie, dans lequel il recommande des stupéfiants pour éviter la douleur. En 1148 parut l’Antidotarium Nicolai, le formulaire médical durant des siécles. L’auteur, Nicolaus Prae­positus, parle d’éponges imbibées de sues de plantes narcotiques, qu’on séchait; lors d’une opération on les mouillait d’eau tiéde et on les appliquait sur les narines du patient. Les drogues étaient toujours les mémes, mais une des prédominantes était toujours la jusquiame, dönt la Chirurgie a tiré ces derniéres années la sco­polamine ! Nous voyons done que de tous temps il y eut des opérateurs de talent, et que de tous temps on a connu des anesthésiques. Mais ce qui pendant longtemps a fait oublier ces derniers, ce sont quelques traditions religieuses, qui disaient que toute personne dévait souffrir, et que plus eile souffrait, plus grand était son mérite! C’est ainsi qu’au siécle dernier un opérateur demanda ä un évéque s’il pouvait faire l’exstirpation de l’utérus ä une femme, c’est ainsi qu’un autre, il y a quelques années, rendit attentif une femme au crime grave qu eile commettait en préférant la perforation de 1’enfant ä la symphyséotomie etc.

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