Papers and Documents relating to the Foreign Relations of Hungary, Volume 2, 1921 (Budapest, 1946)

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28 1921 nement royal de Bucarest. Par conséquent, parallèlement à ses démarches réitérées auprès du Haut-Commissariat de France à Budapest, il a chargé dès la mi-novembre son représentant à Pa­ris 1 d'informer le Ministère des Affaires étrangères de la France directement du sort des Roumains réclamés par le Gouverne­ment royal de Bucarest, en déclarant que pas un seul Roumain en toute la Hongrie n'a été exécuté ou condamné à mort depuis l'armistice. Il constatait que surtout C., M. et H. — dont le sort inquiétait tellement l'opinion publique roumaine — étaient en vie, et que l'étudiant M. n'était pas tué non plus „par les officiers hongrois" ; c'est un certain Amos Frâncu qui a débité toutes ces balivernes dans une réunion populaire arrangée exprès à Bucarest le 7 novembre dernier dans la grande salle de l'Eforia. Ce bruit a été, du reste, répandu par d'autres en d'autres réunions publiques arrangées consécutivement dans d'autres grandes villes roumaines. Quant à M., ce jeune homme vivait pendant ce temps en toute tranquillité à Budapest, jouissait même de la meilleure santé, et ayant pris connaissance des calomnies répandues à son sujet, s'est adressé lui-même au Ministère royal des Affaires étrangères de Hongrie avec la prière de démentir ces bruits. En même temps, la Légation royale de Hongrie à Vienne a été chargée de faire une démarche auprès de la Légation de Roumanie à Vienne en vue de prouver avec évi­dence à l'aide des données de cette affaire qui ne pouvait aboutir à aucun résultat à défaut de communication directe entre les deux Gouvernements, la nécessité absolue de l'établissement ur­gent des relations diplomatiques entre les deux pays. Entre temps, le Gouvernement royal roumain lui-même a eu recours à cette voie plus courte menant par Vienne, en tant qu'il a offert, vers la fin du mois de novembre dernier également par l'entremise de sa Légation à Vienne, l'échange du général hon­grois Flohr, acquitté par le Conseil de guerre à Kolozsvár, contre Salageanu, sous-préfet de nationalité roumaine, détenu à Debre­cen. 2 Le Gouvernement royal hongrois, voyant que l'affaire de l'échange en bloc ne s'avançait guère, y a consenti 3 à titre excep­tionnel — tout en faisant en principe ses réserves contre un é­change de tête pour tête, tellement désavantageux pour la Hon­1 Praznovszky. 3 Vol. I, Doc?. Nos. 825 and 826. 2 Vol. I, Doc. No. 815.

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