Diplomáciai Iratok Magyarország Külpolitikájához 1936-1945, 2. kötet

Iratok - VI. Magyarország külpolitikája a müncheni konferenciától az első bécsi döntésig (1938. október 1—november 3.)

; ' 491a. A CSEHSZLOVÁK DELEGÁCIÓ JEGYZÉKE Melléklet Par ordre de Son Gouvernement la Délégation Tchécoslovaque à Komárno a l'honneur de notifier à l'honorable Délégation Hongroise que le Gouvernement de la République Tchécoslovaque a nommé le 11 Octobre 1938. M. le Docteur Edmund Bacinsky, Ministre du Gouvernement de la Russie Subcarpatique, délégué pour les négociations avec la Hongrie à Komárno. Komárno, le 12. Octobre 1938. Küm. res. pol. 1938—7—komáromi tárgyalások jegyzőkönyve. Másolat. 491b. A CSEHSZLOVÁK DELEGÁCIÓ NYILATKOZATA Melléklet En réponse à la Note de la Délégation Hongroise du 11 Octobre, la Délégation Tchécoslovaque a l'honneur d'affirmer à nouveau qu'elle ne saurait accepter aucun soupçon de vouloir traîner les négociations. L'Accord de Munich a prévu pour ces pourparlers un délai de trois mois. Malgré la crise présidentielle et gouvernementale et malgré les négocia­tions simultanées avec l'Allemagne et la Pologne, la Délégation Tchécoslo­vaque a accepté de commencer les négociations avec la Hongrie pas plus tard que dix jours après la signature de l'Accord de Munich. Dès le premier jour des pourparlers, elle a consenti à la cession symbolique de deux places de la frontière, ce qui constitue un geste de bonne volonté certainement assez exceptionnel. Elle ne peut que marquer sa surprise qu'à peine trois jours après ce geste, elle est accusée de manque de bonne volonté. Les ques­tions qui entrent en jeu dans les pourparlers présents, sont d'une telle importance vitale pour les régions en question et leurs habitants que la Délégation Tchécoslovaque ne saurait prendre des décisions sans un examen approfondi avec les experts. Elle se permet d'ajouter que par exemple le Traité de Trianon n'a été signé que 19 mois après l'armistice. Son entré en vigeur n'a eu lieu que 13 mois plus tard. La Délégation Tchécoslovaque ne peut pas être d'accord avec le point de vue de la Note Hongroise d'après lequel le point 2 du Protocole de Munich ne saurait être interprêté que dans le sens d'une cession territoriale. L'Ac­cord de Munich recommande uniquement des négociations directes sans en préciser le sens et prévoit à défaut d'une entente, une réunion des quatre Puissances. En ce qui concerne les questions slovaques et rutliènes, la Délégation a l'honneur de réitérer son point de vue, que ces questions ne peuvent pas faire l'objet d'une discussion quelconque dans les négociations actuelles. 764

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