Folia archeologica 21.
Kovács László: A budapesti lándzsa; A magyar királylándzsa történetének vázlata
LA LANCE DE BUDAPEST HISTOIRE SOMMAIRE DE LA LANCE ROYALE HONGROISE Une lance à douille damasquinée en or et niellée, unique en son genre a été trouvée en 191 о dans le lit du Danube (fig. 1-4), laquelle a été comparée aux données des sources sur la lance royale hongroise. Son authenticité ne peut être justifiée, bien que les données d'Ademarus Cabannensis fournissent d'importants renseignements à l'appui de cette hypothèse. Suivant ces données, sur la copie de Pannonhalma du manteau de couronnement datant du XVIII e siècle (fig. 6) une lance ailée (fig. 7-8) pareille à la sainte lance allemande (dite de Mauritius) (fig. 5 : i a-b) et à sa copie de Cracovie (fig. 5:2) est à voir à la main d'Etienne I e r, roi de Hongrie et à celle d'Etienne protomartyr; elle semble être pareille à la pièce originale provenant de 1031 (fig. 9). En tenant compte des influences byzantines et normandes que la Hongrie avaient subies et des traditions orientales, on ne peut démontrer qu'avec vraisemblance cette hypothèse concernant l'insignie de lance d'Etienne I e r, de même que le bien-fondé de la succession d'idées sur le sort ultérier de celle-ci. La lance d'Etienne I e r avec les autres insignes royaux avait été héritée par son successeur Pierre (1038-41) et dans sa fuite, celui-ci l'a emportée en 1041 à la cour d'Henri III. Pour remplacer ces insignes, Samuel (1041-44) fit exécuter les républiques de ces insignes; Henri III captura à Ménfő la lance et la couronne d'Aba Samuel, les envoya à Rome au pape Benoît IX. Pierre est couronné à nouveau en automne 1044. A la Pentecôte 1045, il remet le pays, par la présentation de sa lance (la lance d'Etienne I e r), à l'empereur. Mais celui-ci a emporté et n'a pas rendu la lance, l'insigne de leur vasallité. De la sorte la lance de Budapest devait être ou l'insigne royal de Pierre qu'il fit exécuter après la Pentecôte de 1045, ou plutôt l'insigne de guerre du dux, du commandant de la garde royale varègue (principal intermédiaire de l'influence normande).