Folia archeologica 20.

Pálóczi-Horváth András: A csólyosi kun sírlelet

TROUVAILLE DE SÉPULTURE COMANE DE CSÓLYOS La trouvaille a été mise à jour en 1903 à Csólyos (соmitât de Bács-Kiskun, arrondissement de Kiskunhalas) lors d'un travail de terrassement. A la base du rite païen et des objets montrant des traits communs avec la mode d'habillement et l'armure nomades, sur la foi de István Éri elle peut étre regardée pour une tom­be comane. Au cours de l'examen du mobilier funéraire (casque, chemise de mailles, pla­ques de blindage pour protéger les épaules, garniture de ceinture, 4 pointes de flèche, 2 étriers et les ferrages du cercueil) nous sommes arrivés aux résultats suivants : La répartition territoriale des trouvailles analogues (Fig. 15) indique nette­ment qu' à l'exception des ferrages du cercueil il s'agit d'une trouvaille accusant d'une homogène origine orientale. Les types du casque en forme de calotte et modérément conique, les modèles de la chemise de maille, des étriers à larges planches plates se rencontrent également chez les Comans de Russie du Sud et d'ailleurs c'est la steppe comane où pour la plupart ils ont pris de l'extension. De cette manière la trouvaille de sépulture de Csólyos nous renseigne sur l'arti­sanat coman, tout en nous instruisant des influences étrangères, en premier lieu de celles des Russes et des Alains caucasiens. C'est la ceinture qui nous fournit les renseignements les plus importants pour la datation, c'est qu'elle a pu être exécutée dans le même atelier dont la gar­niture de ceinture de la trouvaille de bijoux de Voinesti moldave fut aussi le pro­duit dans le deuxième quart du XIII e siècle, avant 1241. Cette supposition semble être justifiée par la pointe de flèche a), état donné que ce modèle de pointe de flèche a fait son apparition en Europe orientale au temps de l'invasion des Mon­gols. Tout cela nous permet de constater que le Coman enterré à Csólyos appar­tenait à la population adulte des Comans immigrés en Hongrie dans la période de la conquête des Mongols. Ds la sorte la limite inférieure de temps de l'inhu­mation peut être l'an 1239 ou 1246, le temps du premier ou deuxième établisse­ment des Comans. En tenant compte de la durée de vie de l'homme du moyen âge c'est l'an 1291 qui peut être considéré pour la limite supérieure de temps de l'enterrement. Cela équivaut à dire que le Coman de Csólyos se serait établi en Hongrie à l'âge de 20 ans et serait mort à l'âge de 65 ans. En raison des indices de l'usure prononcée des étriers et de la boucle de ceinture ainsi que de l'hypot­hèse que les ferrages du cercueil remontent à la fin du XIII e siècle, la date effective de l'enterrement doit être mise à la deuxième partie de la période indiquée (1246­1291). L'ensevelissement de l'arme défensive dans son intégrité et la richesse d'or­nement des objets manifestent le fait que le Coman reposant dans la tombe de Csólyos appartenait au rang dirigeant de la société générique. Le caractère domi­nant des armes dans le contingent de trouvaille vise à un individu ayant été con­stamment au service militaire. Dans cette hypothèse il est possible qu'il s'agisse d'un des membres du cortège princier.

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