Folia archeologica 16.

Zoltán Kádár: Quelques observations sur la reconstitution de la couronne de l'empereur Constantin Monomaque

LA COURONNE DE CONSTANTIN MONOMAQUE 119 a figures de vertu. Parmi les ornements des couronnes byzantines, de semblables palmiers ne se retrouvent que sur la plaque frontale de la couronne hongroise de St. Étienne, dans la représentation de la Majestas Domini, en faisant usage de l'expression de la langue ecclésiastique byzantine, du Pantokrator assis, (tout probablement au centre de la rangée de plaques en forme de croix imitant ce type de plaque). 2 4 Avant d'entrer dans une explication plus minutieuse de l'importance de ce rapport iconographique et compositionnel plein d'intérêt, il serait peut-être utile d'analyser le problème des danseuses. Bien que M. Alexandre Mihalik accepte l'opinion de M. J. P. Mitchel 23 et d'autres chercheurs 2 0 sur l'authenticité de la danseuse de Londres — à l'opposé du chercheur anglais — il ne considère pas cette figure comme étant celle du centre de la composition des danseuses. Il avance 1' hypothèse qu'il y eût encore une quatrième danseuse à la couronne de la grandeur de celle de Londres, mais laquelle, par l'attitude de son corps, devait être la figure opposée de la «danseuse à la tunique verte». Cet avis, par lequel M. Mihalik entend compléter la composi­tion, est motivé par l'aspiration de l'art byzantin à la symétrie rigide. Nous croyons cependant utile d'avancer l'opinion que les trois figures féminines exécutant la danse du voile ont des origines qui remontant dans les temps bien reculés de l'antiquité classique, notamment jusqu'aux figures des trois Grâces qui, dans l'art héllénistique de l'époque de l'empire romain se confondaient souvent avec les nymphes. 2 7 La version chrétienne se retrouve chez Clément d'Alexandrie dans 2 4 Boeckler,A., op. cit. 83, pl. 107. fig. pl. 84, fig. 108. a., pl. 111a —mb. 2 5 Mitchel, J. P., op. cit. 69. 2 6 Voir 3—5. L'opinion de Talbot Rice, D., doit être considérée: «A closely similar dancing girl (c'est-à-dire semblable à la couronne de Nyitraivânka) in the Victoria and Albert Museum in London is probably to regard as a forgery» Talbot Rice, D., Byzantine Art in Encyclopaedia of World Art, II (New York, Toronto, London i960) 834. 2 7 Cf. Furtwängler, Die Chariten in der Kunst in Roscher, W. H., Ausführliches Lexikon der grie­chischen und römischen Mythologie I (Leipzig 1884—1890) 789—; Cf. Pausanias, 35, sous ce rapport tout récemment Szilágyi J. Gy., A görög művészet világa (Le monde de ''art grec) 11 (Budapest 1962) 237— (traduction et annotations) pl. XlV. a. et b., pour les variantes romaines et balkaniques : Reinach, S., Répertoire de Reliefs Grecs et Romains, passim surtout II (Paris 1912) pl. 154. 2—5 (surtout la 4.!), pl. 155. I —6 (surtout 6. Toutes dans le musée de Sophia).

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