Folia archeologica 16.

Zoltán Kádár: Quelques observations sur la reconstitution de la couronne de l'empereur Constantin Monomaque

114 Z. KÄDÄR Alexandre Mihalik avance l'hypothèse que, par des raisons d'ordre spirituel et compositionnel, la représentation à la couronne de la Maiestas Domini 7 devrait y figurer également. Ses raisonnements sur la reconstitution de la couronne sont résumés dans les suivants : « Um aus des Plättchen von Ivánka nicht nur einen kurzen, von Ohr zu Ohr reichenden Reif, sondern eine vollständige Krone re­konstruieren zu können, bedürfte es mithin, in Zusammenfassung des weiter oben Gesagten noch einer Platte mit der Maiestas Domini, einer weiteren mit der Muttergottes , ferner einer oder zwei Tugendallegorien und zumindest noch einer ihren Schritt nach innen zu richtenden Tänzerin. Auf deren Auffinden müss­ten demnach die künftigen Forschungen gerichtet sein.» 8 L'observation de M. Mihalik sur l'importance des deux plaques rondes retrouvées parmi les pièces de la trouvaille est aussi d'une importance capitale: «Unseres Erachtens symbo­lisiert des Brustbild St. Petri die Kirche, während des Hl. Andreas auf jene Per­sönlichkeit hinweist, für die die Krone bestimmt war, d. h. es dürfte der Schutzpatron des Beschenkten sein. Diese Erwägung ist es, die zu der Vermutung führt, der Empfänger des Alonomachos-Krone sei Andreas /., König von Ungarn gewesen.»" Selon la reconstitution d'Alexandre Mihalik, outre les plaques rondes, la couronne devait être ornée de 13 plaques longues. Pour autant que nous accep­tions la reconstitution d'Alexandre Mihalik et présumions que Jésus-Christ et la Vierge Marie ont figurés aussi à la couronne — en tant que ces figures ont été au même niveau des autres plaques — conformément à la scène de la Déesis très fréquente dans l'iconographie byzantine,tout semblablement au diadème de Kiev, 10 St. Jean-Baptiste devait être aussi représenté à côté des figures de Jésus-Christ et de la Vierge Marie. Il est à noter cependant que, dans ce cas, la scène de la Déesis devant orner le front de la couronne, conséquemment, les membres de la famille impériale devaient figurer à l'arrière de la couronne, les vertus et les danseuses devaient être rangées entre les deux compositions. Cependant, on ne doit pas perdre de vue que l'ornement figuratif de la couronne aurait été, dans ce cas, trop chargé. Aucune marque ne révèle le jointement éventuel des plaques, consé­quemment il est peu probable — comme il sera expliqué ci-dessous — que les plaques auraient été placées j ointivement, mais, tout vraisemblablement, les champs intermédiaires ont été ornés par des perles et des pierres précieuses. 1 1 Au lieu de l'étude en détail des autres problèmes se rapportant à la recon­stitution — pour plus de brièveté — il serait plus utile peut-être d'étudier les possibilités de la reconstitution de la couronne en se basant sur la matière re­trouvée et sur les considérations de principe à déduire des autres monuments de l'art officiel byzantin. Il est à relever notamment que, malgré que nous nous rallions complètement aux considérations de principe de M. Mihalik expliquées dans son 1 Ibid. 224, Cf. Pids%ky F., Magyarország archaeologiája II. (Budapest 1897) 160. (L'archéologie de la Hongrie). 8 Mihalik S., op. cit. p. 225. 9 Ibid. p. 236. 1 0 Mme Bárány Oberschall M., op. cit. p. 33. texte hongrois, p. 79 texte anglais; Deêr /..Mittel­alterliche Frauenkronen in Ost und West, in Schramm, P. E., Herrschaftszeichen und Staatsymbolik, II. (Stuttgart 1955) 435—; Mihalik S., 22;. 1 1 De la monture de pierre précieuse survenue: Mme Bárány Oberschall M., op. cit. 11. (texte hongrois) 55 et suiv (texte anglais), Pl. I. 10.

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