Folia archeologica 3-4.
Szabó Kálmán: Ásatási segédeszközök
302 BIBLIOGRAPH IA Dans l'étude de M. G. c'est le texte français qui est compétent; il ne donne, en hongrois, qu'un résumé, tandis que M. H. donne le texte complet en chaque langue. Le matériel des illustrations, réuni d'une manière excellente et bien photographié est apparu en un volume séparé, avec 89 tables en grand format, en outre des dix figures du volume du texte. Les auteurs donnent la description des objets dans un chapitre à part. Le rassemblement du matériel et la systématisation, exposés ci-dessus en abrégé, révèlent des données précieuses pour l'éclairement de la culture de|S peuples cavaliers orientaux postérieurs. Je voudrais émettre* si-dessous quelques idées de ce point de vue pour ceux qui ne se sont pas contenté de l'abrégé, donné ci-dessus, mais qui ont étudié soigneusement l'oeuvre, dont je viens de rendre compte. Cet oeuvre, en donnant une communication méthodique du matériel, a pour but de créer une base pour des recherches ultérieures. Il serait superflu d'accentuer le fait que la publication du matériel n'était, dans le cas présent, pas seulement une simple description, mais que la séparation et la définition du cercle culturel était un travail fatigant, fait en utilisant l'entier apparat scientifique. Cette partie du travail et l'éclaircissement à grands traits des relations orientales a parfaitement réussi; le caractère homogène du matériel présenté est hors de cause. La méthode de M. G., suivie dans la détermination des objets et dans l'établissement de la chronologie, est beaucoup moins convaincante et n'est presqu'en aucune relation avec les principes méthodologiques, posés dans la préface. Je trouve spécialement que sa classification typologique est superficielle. Les ustensiles ne sont pas pour eux-mêmes. L'homme fait ses ustensiles toujours pour atteindre un but quelconque et le désir d'atteindre le but, de la manière la plus parfaite, établit, pendant un temps, le développement et la modification des ustensiles. Plus tard, en de nombreux cas, on n'emploit plus l'ustensile en son rôle original, mais il devient un ornement et d'autres facteurs établissent sa formation, mais dans ce dernier cas, il n'est apte, en aucune façon, à faire comprendre la vie quotidienne d'une culture. C'est justement pour cela qu'il faut que le premier et immanquable pas de la publication du matériel archéologique soit la définition des objets des trouvailles publiées. De ce point de vue c'est à peine que toute la publication nous enseigne quelque chose, en dehors du titre du livre. Ainsi il serait p. e. très important de savoir si le matériel publié provient d'un peuple cavalier, ou d'un qui se sert de voitures. De ce point de vue ces quelques objets déterminés par M. G., comme parties de voiture, ou bien comme anneaux de bride, ne nous disent rien, cette dénomination étant absolument arbitraire, puisqu'il ne la soutient avec auqune preuve matérielle contemporaine, ni plus récente; on ne peut pas du tout se figurer leur usage d'après la description. Il est une faute de dénomination très grave que les objets en bronze, nommés par M. G. des mors et formant la base de la chronologie entière, ne pouvaient être, d'aucune manière des mors, tout au plus des baguettes de mors; dans le texte de M. H. ils figurent en effet comme telles, tandis que M. G. nomme les mors véritables conséquemment des chaînes de mors. Or l'évolution typologique, dressée par M. G. n'est aucunement à suivre sur les mors véritables et ainsi la dénomination: groupe des mors du type I et II, est fausse. Examinons de plus près la question des directives principales de toute la chronologie typologique des baguettes de mors(?). Par ces bâtons en bronze, plus ou moins courbés, sont passés trois tubes parallèles et de dimensions égales, le rôle desquels devait être identique d'après leurs dimensions et leur forme. A la base des reliefs assyriens et des figurations postérieures, on peut s'imaginer le rôle des deux trous extrêmes; c'est qu'on pouvait faire passer dans ceux-ci les jugulaires bifurquées tenant le mors. En ce cas les baguettes de mors(?) étaient près de la bouche du cheval, donc de la même manière que sur les mors plus récents en fer (p. e. t. LXVII, 3—6). Si par contre, la même forme fondamentale donnée, le tuyau médiai et les deux anneaux, ou tuyaux latéraux étaient de direction opposée (p. e. t. XXXVII, 4—5) la baguette de mors se tenait tout contre la ganache du cheval. Il y a entre les deux rôles une différence assez tranchante d'aspect et, ce qui est plus important, une forte différence du point de vue de sa mécanique. Il y a une importante différence d'exécution et de mécanique si le mors et la baguette de mors(?) ont été travillés en un morceau (p. e. Ugra, t. XIII), ou si par contre on les a exécutés séparément. L'un et l'autre dénotent une culture cavalière tout à fait* différente. Nous ne recevons pas de réponse à aucune des questions, bien qu'il soit très essentiel de savoir de quelle manière on réunissait les pièces séparées. C'est que, dans chaque trouvaille séparée, le nombre des paires de baguettes(?) et des mors ne correspond pas et même des premières il y en a beaucoup plus que des seconds. Et dans la tombe III de Füzesabony il n'y avait pas de mors du tout (t. II). Je trouve inconcevable, en vertu de leur exécution pratique que les pièces n'auraient été qu'assemblées par des courroies, ou bien que là, où le mors manque, on ait appliqué un mors en corde, ou en courroie; c'est justement pour cela que, de ma part, je doute pour le moment en ce que ces «mors» aient en effet appartenu, dans tous les cas à un mors. Outre ce qui précède, il serait aussi à considérer qu'un art de bronze très développé qui a la faculté de fabriquer d'excellents mors à baguettes de ganache, fabriquât dans la majorité des cas séparément le mors et la baguette de mors(?) et qu'il n'assemblât les deux que par une courroie, peu durable. La plupart des mors est aussi telle que cette réunion n'aurait pu s'effectuer que d'une manière très compliquée. Mes scrupules sont fortifiés par ce qu'un peuple cavalier fabrique sans doute la bride, le trait etc. de ses chevaux en courroie; celle-ci a, par sa nature, une coupe plate, tandis que les trous des baguettes de mors(?) en bronze ont généralement une coupe circulaire. Cette dualité (c'est que sur une des espèces des mors il y a des trous à coupe plate) serait extrêmement intéressante, même si l'on pouvait avoir une réponse rassurante sur la question des baguettes de mors(?); c'est que nous devons soupçonner derrière ce phénomène que la courroie plate succède à la corde à coupe circulaire; et 'si c'est