A Fővárosi Szabó Ervin Könyvtár első világháborús plakátgyűjteménye - 1919

1919-05-23 / 3798

III* f. II l/(ŕ­iimt. it 23 ni »ii. ProlÉínlrei da montíe unlssK-iraiis! «> 5. mm. LA TROISIÉME INTERNATIONALE RDÉACTION ET ADMINIS­TRATION : RUE MARKÓ 25. TELEPHONE: 131-91 (144) JOURNAL HEBDOMADAIRE PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS PR1X DE Ľ ABONNEMENT: UN AN ........... ... 30 COUR. S IX MOIS _____ ... 15 „ LE NUMÉRO__________0-50 „ i- ^ J’ACCUSE ... J’ACCUSE . .. tous ceux qui sont la cause de cette guerre terrible, qui ont pu déchainer un fléau semblable sur ľhumanité, qui ont pu dormir tranquillement pendant que des millions d ames luttaient leur agónie supreme sur les champs de bataille, J’ACCUSE ... ceux, qui ont osé maintenir cette guerre pendant des anuées, malgré les horreurs qu'ils constataient, malgré ľévidence des crimes qu’ils eorainettaient au nom de la «patrie»: les empereurs et les souverains, les chefs d’Etat de tous les pays et le capita- Jisme du monde entier. J’ACCUSE ... les uns comme les autres: Allemands et Anglais, Franqais et Italiens, Bulgares et Serbes, Mouténégrins et Turcs, Hongrois et autres ... tous coupables dans le déclanchement de cette cafas- trophe; ii n'y a que Ies rôles qui avaient été plus ou moins bien répartis, mais la piéee elle-meme était parfaite; eile s’appelait: LA DESTRUCTION DU PROLÉTARIAT AU PROFIT DU CA- PITALI8ME IMPERIALISTE DE TOUS LES PAYS . . . J’ACCUSE ... les capitalistes eomme ennemis connus de ľhumanité et de la justice, de la vérité et de la liberté. Mais il y a une accusation beaucoup plus terrible, beaucoup plus grave que je vais porter contre les faux amis du prolétariat, qui, en se montrant prolé- taires eux-mémes, ont agi envers la classe ouvriére comme des brigands, comme des assassins läehes, en l'attaquant de dos, sour- noisement et en ľasservant pieds et poings liés, au capitalisme et á ľimpérialisme. Ce sont ces malfaiteurs du prolétariat que J'ACCUSE ... de toutes ies forces de mon áme prolétaire, cár ils ont fait plus de mai que tous les capitalistes ensemble. Car leur trahison est cent fois plus terrible que la violenee, la brutalité du militarisme impérialiste. J’ACCUSE ... les Sebei(lemarm, les Ebért, les Noske et consorts. pour avoir attiré dans le guépier le proletariat. J’ACCUSE ... ees bandits d’avoir organisé les syndicats ouvrfers potir les rnieu.r asservir aux caprices de ľimpérialisme. J’ACCUSE ... cég traitres direetement et sans retisence aucune d'avoir élé l'in- strument directe de Vimpérialisme allemand, de OUILLAUME II et de toute la bande capitaliste et des hoberaux. J’ACCUSE . .. ces misérables de pacte avec les classes régnantes contre les iuteréts les plus saerés du prolétariat. J’ACCUSE ... ces borreaux de lassassiuat de leurs fréres ouvriers, de leurs idoles inconuptibles: de Liebknecht et de Luxembourg; de mil- liers de spartaciens, de milliers d’AUemands et ďétrangers pour avoir failli au respect de la dictature la plus honteuse de i'histoire: la dictature du Triumvirat SCH El DEM ANN-EBERT-NOS KE .. . J’ACCUSE . .. ce voleurs pour ayoir volé au prolétariat ce qui lui était le plus sacré: la libre disposition de sa vie et de ses droits. J’ACCUSE ... ces ennemis de la vérité d'avoir traíiqué au compte de tous les peuples. en mettant en vente les principes les plus élémentaires de la paix. Seheidemann était celui, qui ratifiait la paix de Brest- Litovsk. C’est ce mérne personnage qui hurlait â tue-téte aux capitalistes franţais, pleurnichant sur le sort de l'Alsace-Lor- raine, que cette deraiere n'appartiendra jamais â la France, car e'est le boulevard de l'Allemagne... C’est ce coquin impéria­liste et ses semblables qui ont osé parier de libéralité et de droits prolétaires au moment oii il voyait á pas sürs l’approche de ľécroulement du militarisme allemand et austro hongrois. Cest ce vulgaire agent de Guillaume II et des hoberaux, qui osait se montrer sur la ballustrade de l'Edifice prolétarien pour y crier: <Justice! J’ACCUSE ... cette bande á touB les noms horripilant du vocabulaire criminel d'avoir vendu l'honneur du prolétariat allemand. Ce sont eux et non pás lee pauvres prolétaires exploités de l'empire allemand qui ont donné dans le piége des autres pays impériatistes de l’Entente, en se portant en rangs serrés contre le prolétariat beige et franţais, russe et serbe. Ce sont eux qui ont voté les crédits militaires et secouru ľimpérialisme dans ea tâche funeste et non pas le prolétariat allemand lui-méme. Mais ce proletariat est néanmoins coupable de faiblesse et de mauque de discerne- ment pour avoir pu croire un seid instant á cette bande de co- quins et la suivre dans sa voie criminelle. J’ACCUSE ... le t io Scheidemann- Tibert-Noske de fausseté et de cupl- dité. Car mijovrd’hiii, lorsque leur regne dictatorial est menüié par Ies conditions de pair aecablantes de ľEntente, ils s’adressent onvertement nu prolétariat du monde, qu’ils ont trahi en 191.4, de protester contre ľétranglement du prolétariat allemand. Nous faîsons appel au bon sens du prolétariat allemand et nous lui ouvrons la voie du répantir et qui est en mérne temps celle de la réhabiiiiation. Que le prolétariat allemand déclare que dores et déja il aböndonne les Scheidemann, les Eberts, Ies Noske ei se déclare preţ â lutter aux cótés des prolétaires com- munistes de Russie, de Hongrie et de Baviére et alors, mais alors seulement, ils nous trouveront unis â ieur cause, qui sera la notre, car Ies bolcheviki ne connais- sent pas de nation, mais des prolétaires. Pour le prolé­tariat tious sommes préfs â verser notre derniére goutte de sang, de quel pays qu’il soit. Pour que ces paroles ne puissent par étre interpretée3 con- formement aux conceptions des Scheidemann franţais, anglais ou américains, nous déclarons a haute voix que le jour n'est pag loins oii Ies socialistes traitres de tous leş i>ays de l’En­tente, ninşi que ceux des empires centranx seront tra­ti olts au tribunal revolut ionii aire du monde entier, oii ils réponderont pour leur crime de lése-humnnité.

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