Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/2. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1951)

VII. Allgemeine und österreichische Geschichte. - 75. Nicolaus B. Tomadakis (Athen): Les communautés helléniques en Autriche

Les communautés helléniques en Autriche. 453 II est encore ä remarquer ceci. L’imprimerie pouvait exercer une immense influence dans un pays opprimé qui avait la grande tradition culturelle des Hellenes. Mais les Turcs ne pouvaient pas voir d’un oeil bienveillant l’édition de livres grecs mérne quand ces livres traitaient un sujet religieux ou étaient destinés au culte. Une tentative de fonctionnement d’une imprimerie patriarcale sous Cyrille Loukaris á Constantinople au commencement du 17e siécle a échoué et plusieurs années devraient s’écouler pour assurer son fonctionnement régulier dans la capitale de l’Empire Ottoman ou pour propager l’imprimerie dans d’autres villes de 1’Orient occupé par les Turcs. Au contraire dés aprés la découverte de 1’imprimerie des livres grecs ont commencé ä étre publiés en Italie surtout, dans les pays germaniques ensuite et dans les autres pays de l’Europe. II est vrai que la aussi la liberté de la presse était diminuée par le contrőle de l’Eglise Latine de sorté qu’un grand nombre de livres d’un contenu orthodoxe combattif sóit imprimé aux pays protestants. C’est un fait en tout cas que les livres dönt nos écoles d’Orient étaient fournies étaient imprimés en Europe et que les Communautés Helléniques de l’Etranger ont rendu viables les premiers journaux helléniques (édités ä la fin du 18e siécle seulement) et les premieres revues. C’est ä Vienne qu’ils ont été principalement édités. L’éclaircissement intellectuel en Orient Hellénique fut d’une importance beaucoup plus grande que celle qu’on lui accorde généralement. Car les lettres helléniques servaient non seulement ä instruire les Hellenes mais aussi les autres peuples balkaniques ortho­doxes (Roumains, Serbes, Albanais, Bulgares) et ceux du proche-Orient. — Un seul jour ne s’est écoulé depuis la prise de Constantinople sans que les Hellenes, aussi bien les amis de l’occident (qui se sont enfuis pour provoquer les croisades et obtenir ainsi et avec l’influence de l’Eglise Latine la libération et la régénération de l’Etat Byzantin) que les amis de 1’Orient (qui étaient les plus nombreux restaient en Orient travaillant sous les Turcs), un seul moment ne s’est passé sans qu’ils n’aient envisagé la « resurrection de la Nation ». Les Hellenes se sentaient supérieurs vis ä vis de leurs conquérants, justement ä cause de leur origine, de leur christianisme et de la culture hellénique dönt ils étaient fiers. Animateurs de cette resurrection idéologique étaient les commeríjants, les cléricaux et les autres gens instruits de la Nation. Et ils trouvaient une plus grande liberté ä l’Etranger oü ils avaient l’occasion de suivre l’organisation et la civilisation des pays libres. Le but de l’abolition de l’Empire Ottoman et de sa substitution par d’états nationaux s’est réalisé par les peuples des Balkans aux 19® siécle et au premier quart de ce siécle en commengant par les Serbes et les Hellénes. Les Hellénes de 1821 étaient préparés moralement et spirituellement par l’Eglise et par la propagation des lettres et le progrés de leurs conationaux. La contribution des Communautés Helléniques de l’Etranger est particuliére- ment importante ä ces deux derniers points. En sommé nous pouvons dire que nos Communautés de l’Etranger, constituées légale- ment grace á des concessions de la part des autorités gouvernementales locales sont le premier exemple de l’Etat néo-hellénique. Leur but civilisateur est l’ébauche des buts instructifs que le Royaume Hellénique adoptera ä sa fondation en 1830. En plus, un grand nombre de moyens matériaux, moraux et spirituels sont mis ä la disposition de la Révolution (1821—1830) ainsi qu’au service du petit royaume fondépeu aprés. Lerésultat le plus important est le courant philhelléne qui correspond certainement aux deux éléments idéologiques de l’époque: D’une part á l’admiration de l’antiquité gréco-romaine qui a inspiré le néo- classicisme en déclin et d’autre part le courant romantique naissant. — Le philhellénisme a aidé non moins que nos armes ä la resurrection de la Gréce. Et les Européens sont poussés au philhellénisme aussi bien par leur admiration pour nos ancétres que par Sympathie pour les Hellénes de l’étranger qu’ils ont connus organisés en communautés et comme commer9ants et hommes de science. Ils ont commencé maintenant ä les admirer aussi comme guerriers créant ä coté de Marathon et de Salamis de nouveaux trophées. —

Next

/
Thumbnails
Contents