Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/1. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1949)

IV. Quellen und Quellenkunde - 28. Yvonne Lanhers (Paris): Le Dossier d’Albert d’Autriche aux archives et ä la Bibliothéque Nationales de Paris

452 Lanhers, A l’entrevue de Quatrevaux le 8 décembre 1299, le contrat est repris exactement dans les mémes termes *). Dans d’autres lettres de mérne teneur, Albert réserve le douaire de la reine Elisabeth assigné sur le duché d’Autriche et mentionne les serments prétés par Guy de Saint Pol pour le roi de France et par Burchard de Hohenberg pour lui-méme * 2). Du cóté de Philippe IV nous n’avons aucun acte. Cependant il y en eut au moins deux. Albert y fait allusion dans les lettres précédentes. Dans l’un ,,litterarum suarum tenore“, le roi de France voulant sauvegarder l’intégrité de l’Autriche, consentait ä ce que les fréres de Rodolphe soient dédommagés sur les terres attenantes á ce duché, sans qu’il en sóit démembré, ou ailleurs. Dans le second, Philippe acceptait, ä la priére d’Albert que l’assenti- ment de trois princes électeurs suffirait pour valider le contrat. Philippe n’a probablement constitué aucune dot ä soeur, du moins n’en avons nous trouvé aucun indice. Si cette dot avait existé les lettres d’Albert l’auraient sans doute mentionnée. Le 5 février 1300, aprés la Conference de Quatrevaux, Albert augmente le douaire de Blanche du comté de Verringen, de la seigneurie de Krenkingen, des villes de Waldshut, d’Aach et de Radolfszell3). Dans le courant du mois, Philippe le Convers et Pierre de Monchy, au nom de Philippe IV et de Blanche, recueillent les serments de fidélité prétés par les habitants de ces seigneuries et de ces villes, en présence d’un représentant du roi des Romains, sóit Ulrich de Klingenberg, avoué de Sigmaringen et de Mengen, soit Ulrich de Ramsweg, chanoine de Constance et Nicolas von Wartenfeld, Hofmeister d’Albert 4). Au mois de mai 1300, Rodolphe fut re§u ä Paris avec beaucoup de bienveillance, et la cérémonie du mariage eut lieu le 26. Les jeunes époux restérent ä Paris, trop longtemps au gré d’Albert, qui en juillet charge l’écolátre de Sarrebourg de demander á Philippe IV d’envoyer avant le 15 aoűt la duchesse Blanche et Rodolphe ä Neufcháteau ou ä Tóul, oü la reine Elisabeth doit les recevoir pour les accompagner elle-méme en Autriche. Albert profité néanmoins de la présence de Blanche a Paris: il espére beaucoup de l’influence qu’elle- méme et surtout la reine Marie peuvent exercer sur le roi pour l’entrainer dans la conquéte de la Hollandé. L’écolátre est chargé de flatter l’orgueil maternél de la reine, en l’assurant que les terres conquises seront inféodées a sa fiile et au dúc Rodolphe, et qu’elle s’occupera eile — mérne de leur maison et de leur cour 5). Les projets de Hollandé échouérent. Blanche et Rodolphe quittérent Paris, nous ne savons pás ä quelle époque. Une escorte fran9aise les accompagna jusqu’a Haguenau, en passant par Saint Nicolas du Port. Le Sire de Joinville en faisait partié 6). Et peut-étre aussi Jean de Warsi, sergent de la Reine Marie, qui le 4 juillet 1301, re9oit au Louvre, 1000 1. «pour les affaires de la duchesse d’Autriche» 7). La reine Elisabeth, Blanche et Rodolphe furent accueillis ä Vienne avec beaucoup de faste et de joie. Le roi Albert, en guerre avec l’archevéque de Mayence, était absent8). Les chroniqueurs ont transmis le souvenir de cet événement qui frappa les contemporains, mais iis ne s’accordent pas sur la date. Pour les uns ce fut en 1300, vers la Noel9), pour d’autres en 1301 10). ») B. N. Fr. 15884, fJ 289. 2) B. N. Fr. 15889, f° 290 v°. Ed. Leibnitz, p. 42—43. 3) A. N. J 611 n° 5. Ed. Winkelmann, II, p. 192—193. 4) A. N. J 611 n° 252 et 253. 6) A. N. J 995 A n° 1. P. J. p. 361. *) La vie de Saint Louis par Joinville. Ed. N. de Wailly. Paris 1868, p. 227. 7) Viard, 4991. 8) Böhmer, Add. II, p. 497. •) Rauch, Chron. austr., p. 297. 10) Continuatio Zwetlensis tertia. M. G. H., Scriptores IX, p. 659.

Next

/
Thumbnails
Contents