Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/1. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1949)
IV. Quellen und Quellenkunde - 28. Yvonne Lanhers (Paris): Le Dossier d’Albert d’Autriche aux archives et ä la Bibliothéque Nationales de Paris
446 Lanhers, 24. Le Journal du Trésor commetant en 1298 conservé ä la Bibliothéque nationale (lat. 9783) et édité par Jules Viard dans les Documents Inédits. Le trésorier y portait les mentions de toutes les sorties d’argent faites par le Louvre. 25. Les mandements de paiements adressés par le roi aux trésoriers et les quittances délivrées ä ceux-ci pour chaque somme d’argent versé (B. N. Clairambault). 26. Les comptes particuliers qui se trouvent au dos du compte des bailliages de la Toussaint 1299 (B. N. fr. 10365 f° 1—40) *). Compotus domini Guidonis comitis Sancti Pauli de via apud Novum Castrum in Lotharingia et alibi. Compotus Mathei domini de Montemorenciaco de via apud Novum Castrum in Lotharingia contra nuncios Alemannie. Compotus magistri Petri de Bellapertica de via Vallis Coloris et aliis. Compotus magistrorum P. de Monciaco et Philippi Conversi de via ad regem Alemannie. Albert reprends en 1298 sans doute — il est encore duc 1’Autriche — les pourparlers engagés en 1295. Nous connaissons grace ä une lettre du formulaire édité par Chmel* 2), les noms des plénipotentiaires qu’il dépécha prés du roi de France, avec mission d’établir le contrat de mariage entre une soeur de Philippe IV et Rodolphe fils ainé d’Albert. Etienne de Chanlitre, conseiller du roi et membre du Parlement est sans doute désigné avec le maítre de l’Höpital, pour partir en Lorraine et rentrer en relation avec les envoyés du duc (Viard 2180) 3). Le 2 juillet 1298 Albert d’Autriche déja élű roi des Romains battait Adolphe ä Goelheim oü ce dernier trouvait la mort. La nouveile de ces événements se répandit sans tarder dans les pays voisins. L’évéque de Strasbourg dépécha prés du roi de France un certain Rodolphe qui est ä Paris le 15 juillet (Viard 894). C’est sans doute ä ce messager que fait allusion Philippe dans la lettre de félicitations qu’il envoie ä Albert fin juillet début aoűt, et dans laquelle il con vient d’une rencontre de plénipotentiaires ä Neufcháteau pour le 15 juillet suivant 4). Cette conférence fut retardée de six mois, nous ne voyons pas pour quelle raison. Mais l’activité diplomatique entre les deux cours n’en fut pas pour cela suspendue. Le 13 juillet Eude 1’Allemand, mistral de Vienne et elére du roi, s’appréte á se rendre auprés du roi d’Allemagne 5) (Viard 1145). Un mois plus tárd c’est le tour d’Humbert de Romans, sergent d’armes (Viard 1284). Peut-étre est-il chargé d’accompagner au-dela de la frontiére quatre chevaliers allemands, Jean de Caumartin, Colrad le Saler, Colrad Lemoine, et Henri de Tintinsen (Viard 1285), prisonniers en France depuis la bataille de Furnes, et qu’Albert avait probablement réclamés a Philippe IV comme le comte de Gillburg 6). Humbert resta 25 jours absent et le 18 décembre il était de retour á Paris (Viard 1749). Aprés le 15 avril 1299 les relations entre les deux pays se resserrent. Le roi envoie en Allemagne 7) pour certaines affaires que nous ignorons, Pierre de Belleperche, évéque q Voir P. J. p. 362, et ss. Je remercie M. Fawtier qui a bien voulu m’aider dans la prospection des comptes. M. Fawtier prepare une édition des comptes de Philippe Le Bel pour l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (Documents Financiers). 2) Chmel, p. 277. 3) L’arriéré de son compte, aujourd’hui perdu, est payé & Etienne le 27 février 1299 avec le reliquat d’un autre compte concernant sa mission en Champagne, lorsqu’en 1296, il fut chargé ainsi que Guillaume de Nogaret d’enquéter sur les biens usurpés dans cette région (Olim Ed. Beugnot, II, p. 408, XX). 4) Chmel, op. cit. p. 276. 6) La personnalité d’Eude l’Allemand mistral de Vienne, archidiacre de Sarrebourg en l’église de Metz, clerc du roi, reste mystérieuse. Nous savons seulement que le 4 février 1303 le roi l’autorise á aliéner 200 livres tournois qu’il lui avait données et le 28 juin Eude les vend á Etienne Haudri drapier, bourgeois de Paris (J. 579 no 7 et 580 no 4). ®) Chmel, op. cit. p. 276. 7) Le journal dit: in via Alemannie et non ad regem Alemannie. II s’agit vraisemblablement d’une toumée de propagande auprés des seigneurs allemands dűment appuyée par l’argent du roi. La presence de Mgr. Mouche permet de le supposer.