Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)
1936 / 13-14. szám - La situation economique et financiere de la Hongrie
une diminution catastrophique dans toutes les branches de l'industrie sucriére. La production d'aprésguerre n'est plus qu'un vingtiéme de celle de 1913—11 il n'en resté plus que 14 usines, la plupart des sucreries, en mérne temps que 25.000 arpents de cultures de betteraves ont du étre cédées aux états successeurs de la Monarche. Les années qui vont suivre le traité de paix font preuve d'une lutte héroique pour fairé renaitre l'essor des sucreries hongroises et des cultures de betteraves. En dépit de la chute des prix survenue sur le marché mondja! dés 1924, en conséquence de la concurrence acharnée de la betterave et de canne á sucre (les prix de sucre brut á Londers sont tombés de 34) shillings en 1924 á 17 —en 1925 et á 12 —en 1926 l'industrie sucriére hongroise a pu procéder á une augmentation lente mais constante de sa production, 326.000 q de sucre brut ont été produits en 1920—21, 1.6 millión en 1925—26, 2,4 millions en 1929—30 et 1.2 millión en 1934—35. Les exportations ont augmenté de 144.000 q en 1922—23 á 1,142.000 q en 1929—30 pour retomber ensuite á 224.000 en 1934—35. Les années qui ont suivi la reconstruction des finances hongroises, en 1924, ont été les témoins d'une conjoncture montante, mais dés la campagne de 1931 —32, les prix du sucre á Londers sont tombés jusqu á 3.— shillings, niveau exceptionnellement bas, qui ne permet pas á l'industrie sucriére de réaliser ses prix de revient. Cetté année annonce également le début de la crise en Europe Centrale, phénoméne qui fait sentir ses effets sur la production des sucreries hongroises aussi bien que sur la consommation intérieure. L'Institut Central des Sociétés Financiéres L'Institut Central des Sociétés Financiéres de Hongrie a été fondé par la loi XVI. de 1916, sur Pinitiative du Ministre des Finances, M. Jean Teleszky. Son but a été double. D'une part dévait préparer la reformé bancaire et le contrőle des établissements financiers par une action commune et autonómé des établissements eux-mémes, sans avoir recours a des procédés par la contrainte, d'autre part l'Institut dévait préparer également la démobilisation du systéme bancaire hongrois aprés la guerre. L'Institut fut fondé sous forme d'une coopérative de crédit, avec le concours des établissements financiers et du Trésor. Le capital a été versé par l'État, étant de 83 millions de couronnes-or, capital qui fut détruit presqu'entiérement par l'inflation, et le Trésor dut sacrifier de sommes importantes pour le reconstituer. D'aprés le bilan du 31 décembre 1935 le capital social atteint 27 millions 507.904 Pengős, dont 24 millions provenant du Trésor, les réserves extraordinaires représentaient 6.7 millions, les réserves normales 1.2 millions. Le fonctionnement de l'Institut est régilé suivant les dispositions de la loi XXXVII de 1920. L'activité de l'Institut se divise en deux groupes principaux: revision et reconstruction. C'est á ce titre que l'Institut peut ouvrir des crédits á ses membres, mais il peut les refuser également. Toutes les banques dont le capital social ne dépasse pas 5 millions de Pengoes sont assujetties á une revision obligatoire. Mais, puisque l'acceptation de dépőts privés oü de fonds publics n'est permis qu'aux membres de l'Institut, cetté disposition représente certaines obligations pour les établissements financiers. La revision obligatoire dóit avoir lieu annuellement, d'autres dans des occasions exceptionnelles, augmentation du capital social, oü ouverture de crédits de reconstruction. En ce qui concerne la reconstruction des établissements se trouvant en difficultés, cetté reconstruction est décidée par la Direction de l'Institut, laquelle peut également décider la 'liquidation, dans le cas oü une recon' struction n'offre que de perspectives défavorables. Un moratoire de paiements peut également étre décrété pour faciliter la liquidation. Á cöté de ces deux activités essentielles, l'Institut peut développer une activité identique á celle d'une grandé banque, toutefois sans causer préjudice á ses membres, c'est ainsi qu'il entretient des relations principalement avec ses membres, sauf en ce qui concerne le cas oü l'Institut participe á cöté des (grandes banques á l'assainissement d'une grandé entreprise, comme le Konzern de moulins Victoria. Dans d'autres cas c'est l'État qui le charge de la reconstruction d'une entreprise se trouvant en difficultés, comme le cas récent des Assurances Phoenix. L'Institut développe également une activité concernant une partié des finances publiques, ainsi elle administre la Loterie Nationale les emprunts des fonctionnaires, des affaires juridiques et financiéres de la Comission des Dettes Étrangéres l'aide offert aux propriétaires des emprunts de guerre, la préparation des certificats des emprunts de guerre convertis, la défense des débiteurs agricoles, les statistiques économiques, I'ouverture de crédits d'intérét public. Voici quelques chiffres caractérisant l'activité de l'Institut: Montant totál du bilan arrété 31 décembre 1935: 264,231.506 Pen,gős. Gains: 1,559.024 Pengős. Dépenses personnelles: 3,836.666, recettes d'intéréts: 11,207.275 Pengős. L'Institut a procédé á 591 révisions auprés de ses membres, et á 39 révisions auprés d'établissements non membres. En 1935 427 établissements financiers faisaient partié de l'Institut, dont 48 de Budaipest et 379 de province. L'Institut a présidé á la liquidation de 8 établissements financiers de Budapest, et 42 de province, et de 8 entreprises commerciales et industrielles de Budapest. Le montant totál des crédits dans ces cas représentait 93 millions de Pengős. L'Institut á mis á la disposition de fonctionnaires 8,795.175 Pengős d'emprunts, le montant totál des crédits ouverts ainsi aux fonctionnaires est de 17,719.150 Pengős. , Finalement, l'Institut Central des Sociétés Financiéres dirige le réglement des avoirs hongrois et dettes étrangéres provenant de l'avant-guerre, pas des clearings. 165