Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - Salut aux Membres de la XXXIIe Conférence de l'Union Interparlementaire

Salut aux Membres de la XXXIP Con­férence de 1'Union Interparlementaire. Par M. Charles Szendy, Maire de Budapest Au nom des habitants de la ville de Budapest, je salue les membres honorés de la 32e Conférence de 1'Union Interparlementaire, ainsi que les Dames et Mes­sieurs qui les accompagnent. Ce fut une grandé joie pour toute la nation hon­groise de savoir qu'un si grand nombre de participants s'est annoncé en vue de la Conférence de Budapest. Cet empressement si réconfortant signifie naturellement en premier lieu le succés morál de l'idée magnifique dont 1'Union Interparlementaire s'est fait l'interpréte. Les problémes graves sur lesquels la Conférence va déli­bérer intéressent aujourd'hui du plus prés l'opinion pub­lic du monde entier. Mais qu'il me sóit permis en ma qualité de maire de Budapest de voir une des raisons de ce succés re­marquables dans le fait que la ville de Budapest fut honorée d'étre désignée comme lieu de la Conférence. Budapest est devenu aujourd'hui une des stations importantes du tourisme international, c'est un fait prouvé par les données incontestables de la statistique des voyages. Budapest n'a eu jamais aupravant tant de visiteurs étrangers que pendant l'année 1935 dont la statistique est close, et mérne pendant les décades d'un temps de paix florissant nous ne pouvions pas saleur un si grand nombre d'hőtes étrangers dans notre ville. Avant la guerre mondiale, la signification touristi­que de Budapest s'est bornée presque totalement au fait que cetté ville était le centre du commerce intermédiaire entre les Balkans et l'Europe occidentale; en mérne temps, elle était la főire ou débouchaient les produits du Canaan de la Grandé Plaine hongroise, ce qui assurait l'arrivée et un séjour plus ou moins prolongé d'un assez grand nombre d'étrangers. Pendant ces temps-Ia, I'importance touristique de Budapest était due en premier lieu á son rőle économi­que. La beauté de la ville et son caractére de métropole moderné ne s'étaient pas encore manifestés. Les efforts inouis déployés par le Budapest mo­derné durant les derniéres cinquante années dans le but de créer, en suppléant á de nombreuses négiigences des temps passés, aux deux bords, du Danube, dans un dé­cor généreusement embelli par la Nature, une métropole moderné d'importance mondiale, n'ont commencé á por­téi Ieurs fruits que maintenant, au temps d'aprés­guerre. En mérne temps que le tourisme devient une mode internationale de grandé importance, aussi la ville de Budapest est arrivée á étre connue, estimée et aimée de plus en plus. Comme je viens de dire, cetté évoluiton s'est accen­tuée le plus vigoureusement pendant les cinquante an­nées derniéres. Ce fait a laissé son empreinte sur l'ex­térieur de la ville, et nous devons mérne convenir que tous les problémes de régulation, d'extension et d'eml bellisement sont loin d'étre résolus. II y a encore beau­coup de choses á fairé, il est vrai, mais ce que nous avons accompli suffit á rendre Budapest connu parmi les lieux de tourisme international. Le flaneur des rues de la ville est frappé bientöt par l'impression juvénile faite par la capitale de la Hongrie millénaire. La jeunesse qui s'y trahit n'est pas seulement celle qui se manifeste dans le rythme de la vie quotidienne, elle n'est mérne pas uniquement l'opti­misme invicible et juvénile exprimé par la structure de fer, peinte encore d'un rouge vif, du nouveau pont en train d'étre érigé sur le Danube, et contrastant avec les données de la vie économique — mais elle se manifeste aussi dans le fait que mérne nos plus anciens immeubles ne remontent pas á un áge excédant cent cinquante á deux cent ans environ. Ce fait pourra frapper spécialement nos hötes arri­vant de l'Europe occidentale. Des visiteurs compétents pourraient mérne erőire que Budapest est une ville fon­dée récemment. IIs sont accoutumés aux villes conser­vant les étapes d'une évolution pacifique comme celles qu'on voit á l'Occident — aux villes fiéres de leurs anti­quités qui arrétent le visiteur á chaque pas et comman­dent le respect dű aux siécles passés. Telle n'est pas la fierté de Budapest. Mais ceci ne veut pas dire que notre ville est, en comparaison avec les autres villes européennes, de fondation récente. Au contraire, les premiéres habitations dont les vestiges sont visibles remontent á une époque antérieure au temps des Romains, jusqu' á la période de la colonisation illyro­celtique. Ensuite, ce sont les Romains qui firent de la ville d'Aquincum, bátie autour des eaux thermales sur l'emplacement de l'Óbuda d'aujourd'hui, une colonie de frontiére de grandé importance. Aprés I'époque romaine c'est surtout le séjour des Huns et des Avares qui a laissé des vestiges. Les Hongrois prirent possession de la ville il y a mille ans. Nos rois l'ont investie dés le commencement de tous les priviléges des villes libres qui font, dans d'autres circonstances, la base de la prospérité des villes. Quant á Budapest, il eut á subir pendant son his­toire millénaire deux fois des épreuves qui amenaient son anéantissement presque totál. Ces deux catastro­phes étaient dues non pas á des fléaux élémentaires, mais á l'accomplissement d'un devoir historique auquel toute la nation hongroise s'est vouée pendant mille an­nées pleine d'honneur et d'abnégation, pour servir de rempart á la civilisation occidentale contre les dangers 150

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