Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - La Société Hongroise des Affaires Etrangeres

connus. mais tout semhle monlrer que le gouvernement hongrois demeure prét, comme jusqu'ici, á examiner avec bienveillance toute propositíon concréte ayanl Irait íi ce probléme. Sans revendiquer des privilégcs, la Hongrie tient toutefois a ce que le réorganisation éventuelle de la vallée du Danube ne modifie pas in pejus la situation actuelle de la Hongrie. Sur une plate­forme des droits égaux, le gouvernement de Budapest est prét a étudier tout projet de solution qui laisse la porté ouverte a l'évolution pacifique et assure les droits des minorités hongroises; par ailleurs, la Hongrie ne paratt pas tenir íi ce qu'une pareille coneeption lui impose des engagements dépassanit les stipulations du traité de paix, comme ]). e. l'assisíance mutuelle. En somme, si la Hongrie peut prendre plaee autour du tapis vert comme partenaire égal, et que ces conditions raisonnables et modérées soient admises par les autres intéressés, on peut étre sür que du colé hongrois on ne mettra aucun obstacle a une coopération écono­mique, voire. avec le temps, éventuellement politique des Etats danubiens, ce qui serait, sans aucun doute, une préfaee utile a l'avénement d'un état de sécurité réelle et de vraie paix que chacun souhaite de tóul coeur. Pour ce qui est de la Société des Nations, l'opinion hongroíse a toujours soutenu que le Pacte aurait besoin de certaines roodifications et ce, dans l'intérét mérne de la Ligue. II ímpcrterait, croit-on en Hongrie, que les dispositions de caractére préventif, restées jusqu'ici plulőt dans I'ombre, s'affirment désormais et soient appliquées dans la pratique avec autant de force que les mesures de répression que prévoit le Pacte pour le cas de conflits déja éclatés. C'est ainsi. estime-t-on chez nous, — que l'on peut arriver a renforcer la métbode internationale de la sécurité. c'est-a-dire sauvegarder la paix par la coopération de toutes les naitions. En attendant. la Hongrie qui n'a jainais perdu de vue les principes de la Société des Nations, attache une grandé importance a l'activité de celle-ci et ce d'autant pfus que I'oeuvre de la Ligue enibrasse aussi la protection des minorités. Sincérement attachée aux grandes idées de la paix et de la coopération internationale qui sont a la base de la Société des Nations, la Hongrie n'a jamais cherché la conclusion d'alliances. La politique hong­roise, conforméincnl a ses visées pacifiques, n'a cher­ché que des amis. C'est dans cetté coneeption que la Hongrie a collaboré á la réalisation des Accords de Romé avec l ltalie et l'Autriche. L'étroite coopération amicale que cetté convention a consacrée entre ces trois pays, n'empéche nullement la Hongrie d'entrete­nir des rapports d'amitié avec d'autres Etats. Les bonnes relations que la Hongrie entre tient avec l'Alle­magne, avec le Pologne, assurent la coopération dans le domaine économiaue et culturel. En général. la Hongrie est préte a collaborer pacifiquement avec tous les pavs oü des dispositions favorables se manifestent dans ce sens. L'opinion publique hongr.Mse n'abandonne pas l'espoir que tőt ou tard, une meilleure compréhension fiirira par se fairé jour, ce qui permettrait d'envisager avec plus de chanches une solution satisfaisant les intéréts et les aspirations légitimes de tous. En tout cas. la Honurie enlend poursuivre sa politique exté­rieure pacifique, persuadée cue l'on comprendra et appréciera la valeur de sa coopération, La Société Hongroise des Affaires Etrangéres par M. 0. Eöttevényi Lorsqu'en 1918 la Monarchie austro-hongroise s'effondra cl que la Hongrie devint — au prix d'une mutilation horrible — un Etat indépendant, il fallut se préoccuper de la réorganisation de son administration et particuliérement de la création des organes que la Hongrie ne possédait pas dans le cadre de la monar­chie dualiste. Un lel organe était le ministére des affai­res étrangéres, étant donné que les affaires étrangéres étaient communes aux deux pays, l'Autriche et la Hon­grie et que, l'unique ministére avait son siége á Vienne. II est á noter par ailleurs, que la nation hongroise, bien que douée d'un sens politique développé et étant dans l'Europe la seule nation qui posséde — outre PAngleterre — une constitution bistorique de prés de mille ans, ne s'occupait guére. auparavant, de politique extérieure. Cela s'explique par le fait que durant les quatre derniers siécles, notaniment de 1527 a 1918, sous le régime de la dynastie des Habsbourg l'empe­reur dirigeait non seulement la politique étrangére de la Hongrie mais aussi celle de tous les autres pays faisant partié de I'Empire. Cetté situation a chaiií»é du tout au tout en 1918 et il fallut, — comme nous l'avons signalé plus haut — orocéder a la réorganisation de toute la vie politique de l'Etat hongrois. Ponr constituer les organes de la la politique étrangére, on fit naturellement appel aussi a la collaboration des ])ersonnes éminentes ayant oc­cupé des fonctions dans les services des afTaires étran­géres communes de la Monarchie. La plupart de ces fonctionnaires de nationalité hongroise sont entrés au «ervice du ministéres affaires étrangéres désormais in­dépendant. Au cours des années, cetté maniére de procéder a not.°blenient relévé le niveau du service; cependanl. des le début la nécessilé s'esl fait sentir d'organiser et d'in­truire le puhlic, car un gouvernement ne peut asir avec autorité et com])étence dans les ouestions d'ordre poli­tique étrangére nue s'il sent derriére lui l'approbation de l'opinion publique. D'autre part le public lui mérne dóit comprendre les buts politiques et se rendre comnte des suites possibles d'une action internationale. La So­ciété Hongroise des Affaires Elrant/éres fondée en 1920 avait donc le buf de remédier a cet état de cboses. On doif l'idée á M. Louis Paikert directeur du Musée \o­ricole. actuellement secrétaire d'Etat en retraite mii. depuis des dizaines d'années s'occupe de ouestions in­ternationales. Le président de la Société fut le comte Albert Apponvi homme d'Etat bien connu par toutes les nations. Son discours d'ouverture a fixé le chemin a suivre par la Société et il a indiáné ses deux buts principaux: instruire la nation pour lui faciliter la com­préhension des grandes conceütions de la politione in­ternationale; rendre possible la réalisation des iustes revendications de la nation honf?roise en les faisant connaítre A l'opinion mondiale. L'idée du comte Ap­interrompus. il est vrai, par suite d'autres événements 128

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