Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)
1936 / 13-14. szám - La Bibliothque du Parlament
rielles.s enfin les dons recus de la part d'institutions et de particuliers. Parnii les premieres nous voyons figurer la célébre Smithsunian Institution, le Carnegie Endowment et mérne la Société des Nations. Dans les derniéres années l'accrolt annuel dépassa considérablement mérne les 5000 volumes et á l'heure actuelle la bibliothéque compte plus de 150,000 volumes. La bibliothéque étant une institution créée pour les membres des deux chambres considére naturellement comme but principal l'acquisition des ouvrages ayant trait áux questions de la législature. C'est pour cetté raison qu' elle vise surtout les ouvrages traitant les sciences juridiques et politiques. Parmi ces derniers il faut mentionner surtout la magnifique série des publications des parlemenls étrangers, unique dans notre pays. Ainsi, le journal parlamentaire anglais commence par la date 1066, son pendant francais par celle de 1789. Une grandé valeur est représenlée par la série compléte du moniteur officiel de la révolution francaise («Moniteur Universel 1787») Richement dotés sont les groupes: droit privé, droit public, droit administratif. économie nationale et finances. Ces deux derniéres ratérories sont enregistrées en des catalogues de gros volume, récemment parus. Le groupe d'ouvTages historinues est également trés précieux; il eomprend tout ce cu'il v a du mieux dans le génre de l'histoire conteinporaire Une partié de ce groupe est consacré au journalisme s'orcu~aPt de problémes des nationalités et récemment de [a resnonsabilité de la t'uerre. Nous v trouvons un grand rop-'b'-e de brocbures traitant ce sujet: c'est une des col'e^ti-ni! les "lus riches de ce renre en Europe Centrale. La cn'lection de la presse quotidienne et périodique est également d'une grandé valeur. La bibliothéque est frequentée surtout par les membres (,'es deux chambres et autrefois on v vit comme fhabitués» D^siré S'siláeyi, le comte Utienne Tisza, le comte Albert Apponyi, Albert Berzeviczy. pour ne citer nue quelaues uns <'e POS rrands défunts. Ils sont tous inserits dans les ré''istres journaliers ou'on avait introduits le 1-er janvier 19QR. La b'bliotbéoue comnte parmi ses hötes les exHóniités des iournalistes, des fonctionnaires ministériels, fai'-amt service dans les differents dénaTteanentc ^' ^s'-' f Da"s les sa'les accessibles depuis le mois d'octobre 1934 a des lecteurs extemes on rencontre souvent des membres du barreau et des étudiants d'université se préparant á leur thése doctorale. En général, les visiteurs de la bibliothéque peuvent étre groupés en trois catégories. L'une eomprend ceux qui simont des études réguliéres ayant pour obiét des matiéres déterminées et qui p. e. suivent constamment de prés tout ce qui a trait au droit privé ou pénal, au droit public, á l'économie nationale etc, pour pouvoir, á l'occasion, utiliser dans les discours, dans les conférences et dans des articles les résultats de leurs études. A la seconde catégorie appartiennent ceux qui s'intéressent á tout ce qui «vient de paraítre » et qui lisent sans distinction des mémoires, des récits de voyage, des produits de journalisme etc. sans se méler souvent aux débats parlamentaires. La troisiéme catégorie est composée par ceux qui n'ont besoin que peutétre de quelques données, quelques noms, quelques dates seulement, de quelque alinea d'un certain paragraphe et de l'argumentation ministerielle y relatíve, mais tout cela aussi vite que possible; ils veulent étre «servis á la minute». Ils représentent le type de l'homme toujours nerveux, contrastant avec le calme qui caractérise les catégories I et II. Au bout de quelques minutes de véritables pyramidcs de livres se 'dressent devant eux et pressés de se documenter instanément, ils quittent aussi la salle á pas hátifs. Le fonctionnaire de la bibliothéque, psychologue pralique, ne se trompe jamais sur le type représenté par son interlocuteur et en tient compte lorsqu'il lni recommande la lecture spécifiquemenf appropriée á son goút et á ses besoins et lorsqu'il met á sa disposition toute son érudition acquise et sa mémoire que le catalogue mérne le plus précis ne saurait rendre superflu. La guerre mondiale a causé des déplacements — sur le terrain de la lecture aussi. Dans les années d'avantguerre, lorsque le dualisme avait lié la Hongrie á l'Autriche, le droit public étaient une des matiéres les plus favorisées dans la bibliothéque, mais le droit privé et le droit pénal réunissaient aussi une communauté respeclable. Aujourd'hui cependant ce sont les recueils de la presse quotidienne et périodique tenant compte des intéréts les plus différenciés qui occupent le premier rang, suivi par les terrains graduellement moins cultivés des codes, des publications parlementaires, de l'économie nationale, du journalisnie s'occupant de la politique extérieure et des questions des minorités, enfin, de la littérature historique. Bref, ce sont les graves problémes de nos jours, problémes suscités par les traités de paix arbitraires grevant lóurdement sur le monde civilisé entier, néfastes surtout aux peuples du Bassin du Danube et particuliérement a la Hongrie mutilée. Du point de vue des langues, c'est naturellement le hongrois qui domine, suivi par les littératures allemande, francaise, et — enfin — italienne. Environ 60% des députcs frequente réguliérement la bibliothéque, tandis que la Chambre Haut n' v est représentée que par 15% environ. Cetté proportion est düment expliquée par le fait que le nombre des séances de la Chambre des Pairs n" atteint ou'un septiéme de celui des séances de la Chambre des Députés. Aussi, y-a-t-il parmi les pairs plusieurs qui possédent de belles bibliothéques privées. Le nombre des livres empruntés et de ceux consultés sur place augmente a'muelle^ent. Suivant un compte rendű daté du 24 mars 1876 bibliothéque avait prété dans l'année précedente 786 oeuvres et le nombre de ceux lus sur place était de 963. Par contre, dans les derniéres années la circulation des livres prétés et lus sur place dépassait le tolal de 32,000 volumes. Les livres sont placés en 16 salles de dimensions différentes parmi lesouelles la grandé salle construite en ma"nifíque chéne de S'avonie offre par on piafond moiMimental et ses sculotures en bois un des aspects les plus irrmressionnants de l'intérieur du Palais. En dehors des dé^őts la bibli°théoue dispose encore de trois chambres de bureau, servant en mérne temps de salles de lecture e^snite ouatre chambres tous la tour, deux salles plus luxueuses pour les merebres de la législative et deux (Kimbres pour les lecteurs externes. Ces derniéres aussi sont larpement pourvues de tous les moyens auxiliaires dont les lecteurs pourraient avoir besoin. Les anciens registres de livres ne répondant plus aux exigences de nos jours ont été remplacés par de nouveaux volumes imprimés conformément aux principes de la catalogisation moderné. D'autres catalogues groupés selon l'alphabet, les noms, les branches et les lieux permettent un conrőle facile et précis de l'état de la bibliothéque. L'état de la bibliothéque et les autres piéces d'inventaire représentent, modestement évalués, une somme de plus de deux millions de pengős et constituent ainsi une des plus grandes valeurs du palais du parlement, mais on ne pait exprimer par des chiffres les valeurs immaterielles et morales, dont s'inspirent les orateurs, en puisant de cetté source abondante de la science, en empruntant á cet arsenal les armes dont ils se servent dans les combats rhetoriques livrés pour le bien de la patrie. Nicolas Nagy directeur de la bibliothéque parleinentaire. 122