Sources du passé de Budapest 1686-1950 - Budapest Főváros Levéltára forráskiadványai 5.(Budapest, 1971-1973)
ville sévissait la terreur blanche, qu'eurent lieu les élections autonomes locales de Budapest. Tandis que près de 35 pour-cent des électeurs s'abstinrent du vote, la majorité des voix fut acquise par le Parti communal chrétien concentrant les forces de la contre-révolution au niveau municipal et jouissant de la confiance et de l'appui des sociétés secrètes contre-révolutionnaires. Ayant pénétré en suite, à l'hôtel de ville et ayant occupé les positions dirigeantes des entreprises publiques, ce parti devint — au cours de toute l'époque — un facteur décisif dans la politique urbaine, ainsi que dans l'administration et la mise à profit de l'activité d'entreprise économique de la capitale. Dans la lutte menée pour l'administration de la ville, il se produisit une nouvelle tournure après les élections municipales de l'année 1925. Vu que l'autocratie ouverte des groupes contre-révolutionnaires et du parti de Wolff s'avéra incapable de résoudre les problèmes de la ville — lors des élections, ce fut l'association des partis bourgeoissocialistes, dénommée le Bloc Démocratique, qui s'acquit la majorité des voix. Les classes dominantes dites historiques et les forces de la contre-révolution qui éprouvaient d'emblée de la méfiance et de la répulsion pour la capitale, laquelle pendant les années 1918 à 1919 avait joué un rôle décisif dans les révolutions — se doutant de l'issue des élections, promulguèrent une nouvelle loi portant sur l'administration de la capitale — la deuxième depuis 1919. Au cours de cette époque furent établies encore deux autres législations municipales (en 1930 et en 1934). Chacune de ces lois impliquait la restriction de l'autonomie de la municipalité. L'article de loi XXVI/1925 permit que dans le parlement municipal les membres de conseil nommés de la part du gouvernement sous le titre de technicité, constituassent ensemble avec les fonctionnaires et les conseillers municipaux, automatiquement une majorité, n'importe quel fut le résultat des élections. C'est pourquoi malgré la victoire qu'ils avaient remportée, les partis opposants unis ne purent pas prendre en main la direction de la capitale, mais ils étaient toujours présents au conseil municipal et influaient sur l'activité de la municipalité. A partir du milieu des années 1920, on peut enregistrer un essor temporaire de la vie économique succédant à la crise dite d'assainissement, s'accompagnant de l'inflation, de la pénurie en matières premières et de la stabilisation de la monnaie. Ce sont surtout les branches de l'industrie légère faisant défaut jusqu'à cette période qui marquèrent un essor notable, notamment les industries du textile, du vêtement, de la chimie, du papier, des articles de grande consommation et du verre, tandis que l'industrie lourde et l'industrie mécanique étaient en stagnation, voire même, leur capacité restait inexploitée, il s'agit donc d'une concentration de grande envergure des entreprises. L'essor économique se basait, pour la plupart, sur les crédits étrangers. La capitale elle-même contracta un crédit de près de 25 millions de dollars des groupes bancaires occidentaux et les emprunts furent utilisés, pour la plupart, à la reconstruction et le développement des services publics, ainsi que des entreprises de transport qui depuis 1923, étaient entrées en possession de la capitale, à la construction de logements et d'autres établissements communaux, en général, à des investissements de caractère infrastructural. A cette époque, l'importance économique de Budapest ne cessa de s'accroître, l'augmentation du rôle entreprenant de la capitale devint parti-