Szilágyi András (szerk.): Ars Decorativa 16. (Budapest, 1997)

PANDUR Ildikó: Alexandre Charpentier művei és a budapesti Iparművészeti Múzeum

les plus connues par le simple fait qu'elle existe en de nombreux exemplaires. Elle fut en effet exécutée et vendue pendant des dizaines d'années par le la Monnaie de Paris 57 : on pouvait acheter la version en bronze pour huit francs et celle en argent pour quatre francs à l'Exposition Universelle de 1900 (c'est de là que provient l'exemplaire du Musée des Arts Décoratifs de Budapest). Le sujet de la plaquette réalisée pour l'inauguration de la Tour Eiffel (Fig. 20.) 58 fut repris pour une variante de petite taille (4 cm. de diamètre) et ronde en argent et en bronze 59 . La critique hongroise de l'époque ne fut pas unanime­ment positive dans l'appréciation des pla­quettes de Charpentier. Miklós Szmrecsányi, par exemple, en souligne surtout l'originalité tout en accordant une importance artistique surtout à ses statues et au travail qu'il investit «dans la nouvelle conception d'objets servant à la décoration intérieure». 60 La Fontaine-Lavabo en étain réalisée autour de 1892 et achetée par l'Etat français pour le Musée Galliera 61 acquit à l'époque la renommée d'être l'un des chefs-d'oeuvre de Charpentier. L'artiste décora certains de ses objets d'art décoratif avec des détails de la fontaine. La partie supérieure de l'une de ses bonbonnières, intitulée «deux femmes luttant avec les flots» et présentée au Musée des Arts Décoratifs de Budapest en 1898 était probab­lement ornée de l'une des scènes des «Da­naïdes». 62 La fin du XIXème siècle est considérée comme une période importante dans l'histoire de 1' emploi de l'étain; les plans et les oeuvres réalisés par de nombreux artistes (entre autres Jules Desbois et Jules Brateau) en sont une preuve tangible. Char­pentier a commença à travailler l'étain en 1891. Le succès de ses pots en étain décorés de figures féminines et de motifs végétaux explique le fait qu'une pièce réalisée en 1892 (Fig. 21) 63 ait figuré à l'exposition inter­nationale intitulée «Art Moderne» organisée à Budapest en 1898, où elle fut d'ailleurs achetée, en même temps que les serrures mentionnées plus haut, par le Musée des Arts Décoratifs. Le pot décoré de fleurs de pavot est probablement le même que la carafe à eau en étain fondu (N° 74) mentionné dans le catalogue de l'exposition 64 en compagnie de deux carafes à vin décorés de raisin. Les oeuvres de Charpentier appartenant aujourd'hui au Musée des Arts Décoratifs de Budapest proviennent principalement de cette exposition de 1898. L'acquisition en série des oeuvres de Charpentier, destinée sciemment à élargir la palette de l'art «contemporain» de haut niveau, se poursuivit l'année suivante avec la broche représentant la femme à la harpe achetée à la maison berlinoise Keller & Reiner, et se termina avec les huit plaquettes ramenées de l'Exposition Universelle 1900; elle fut complétée par quelques autres oeuvres de Charpentier acquises occasionnellement à la même période ou un peu plus tard.

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