Imre Jakabffy (szerk.): Ars Decorativa 1. (Budapest, 1973)
VADÁSZI, Erzsébet: Peignes du gothique tardif dans notre collection
ne connaissons que le fait que le peigne No 4 provient du legs Zichy et que le peigne No 5 de l'ancienne collection G. Rath. D'ailleurs, dans la collection Rath, il existait encore un peigne en buis, de style gothique français, mais ses targettes primitives y manquaient. Ce peigne était semblable aux pièces appartenant au premier groupe, celles de Cluny, d'Edinbourg et de Budapest Nos 1. 2. 23 Au Musée Chrétien d'Esztergom se trouve un autre exemplaire analogue de ces peignes. 2 '' Sur nos cinq peignes, quatre sont munis d'inscriptions. Les inscriptions ,,prenez plaisir, je le donne pour bien, qui bien aime tard oublie" signifient qu'après les devises des peignes de Würzburg, on peut admettre les suppositions des chercheurs suivant lesquelles ces peignes n'étaient pas tant de cadeux royaux au Moyen-âge, mais plutôt des cadeaux d'affection ou d'amour que les jeunes gens donnaient à leur bien-aimée. 25 Plus tard, à l'époque de Molière, il était de coutume d'inscrire sur un peigne des devises comme par exemple: prenez à gré ce petit don, ou bien que la divinité suprême protège toi et la patrie! ou encore, souvenez-vous bien, vous de revenir, etc. 26 Les cinq peignes de notre Musée qui datent des XV ème et XVI ème siècles, proviennent plus exactement des années 1460—1520. Leur sculpture précise, minutieuse, leurs motifs géométriquement composés, à la manière d'une dentelle prouvent qu'ils sont des oeuvres du gothique tardif. Nous ne pouvons pas partager l'opinion de Hefner-Alteneck ou de P. Winter. C'est qu'eux considèrent les pièces analogues à nos peignes comme des objets datant du XVI ème siècle et même de la seconde moitié du XVI ème siècle. C'est justement sur la base du peigne de Marguerite de Bourgogne, des années 1400 et qu'on garde au musée de Cluny — et qui une pièce-clé dans le cas de nos peignes — que nous devons penser que ces objets sont les souvenirs du beau gothique français au de celui de Bourgogne que le souffle de la Renaissance n'a pas encore effleurés. NOTES: 1 Havard, H.: Dictionnaire de l'ameublement et de la décoration. Paris, s. d., IV. 171. 2 A ce que nous savons l'ouvrage unique qui s'occupe de l'histoire des peignes est Winter, F.: Die Kämme aller Zeiten von der Steinzeit bis zur Gegenwart. Leipzig, 1906. 3 Molinier, E.: Catalogue des ivoires. Paris, 1896.; Longhurst, M. H.: Catalogue of carvings in ivory. I — II. London, 1929.; Koechlin, R.: lies ivoires gothiques français. Paris, 1924. Racinet, A.: Le costume historique. Paris, 1888. IV.; Rouaix, P.: Dictionnaire des arts décoratifs à l'usage des artisans, des artistes, des amateurs et des écoles. Paris, s. d. IL; Asselineau —Ramée, D.: Meubles religieux et civils. Paris, 1874. III.; Viollet-le-Duc: Dictionnaire raisonné du mobilier français. Paris, 1873. IV. r » Havard, op. cit. IV. 171. 70