Dr. T. Tóth szerk.: Etudes d'anthropologie historique concernant le bassin du Danube moyen (Anthropologia Hungarica 7/1-2. Budapest, 1966)

Circonstances des fouilles Le lieu de découverte est nommé Bajcsihegy,c'est à dire Mont Bajcsi bienque ce soit plutôt une colline qui se trouve à deux kilomètres et demi du nord de la localité Ménesmajor. La voie ferrée Pusztaszabolcs-Paks coupe quasiment la col­line en deux.La moitié plus vaste et plus élevée tombe sur le côté est du chemin de fer, tandis que l'autre, à pente douce, s'étend largement vers l'occident, jusqu'à Ménesmajor. Selon les habitants de cette localité, jamais cette pente n'avait été cultivée. En 1933 ce territoire-cl fut également tranché par un chemin de fer vicinal. C'est à cette occasion que le Musée István Király /Roi Etienne/ de Székesfehérvár a commencé des fouilles du côté est et aussi de l'ouest de cette voie ferrée. Ces fouilles de sauvetage étaient dirigées par le Dr. LÁSZLÓ APOR, assistant d'Université. Le matériel anthropologique /17 crânes et 5 squelettes/ fut examiné par L. BARTUCZ /2/. Au printemps de 1952 - en construisant la nouvelle voie ferrée entre Duna­újváros et Rétszilas - on a commencé à élargir les voies en déblai, et du c3té est et du coté ouest. On a coupé de la moitié est de la colline à peu près 7 à 10 mètres, et de la moitié ouest 50-60 mètres environ. Les travaux de terrasse­ment avaient été faits par excavateurs et pelles mécaniques. Malheureusement, faute de compétence et d'avertissement, ces travaux ont détruit plusieurs centaines de tombes sur ce terrain. Pour arrêter ces ravages une fouille de sauvetage a été entreprise, dirigée par le Dr. JENŐ PITZ, directeur du Musée István Király /Székesfehérvár/. Les résultats de l'élaboration arohéologique n'ont pas encore été publiée, ainsi c'est dans le journal des fouilles que je puise en récapitulant les données concernant les observations et les déterminations archéologiques de ce cimetière. Selon les mobiliers funéraires le cimetière date de 580 à 630 envi­ron, donc 50 ou 60 ans après la conquête avare dont la fin peut être mise au IX e siècle. Deux tiers des tombes ont été violées. Ces dérangements n'étaient pas fait au hasard, ils avalent été, au oontraire, bien raisonnes vu qu'ils touchaient avant tout les tombes à mobilier riohe; preuve, qu'il ne Be trouvait que deux tombes de cheval dérangées. Il semble que les voleurs n'avaient pas l'intention de piller tout le mobilier, ils n'ont emporté que les objets qui ont dû leur être importants. Aussi peut-on constater leur besogne hâtive par le fait que bien de fois ils ont abandonné des objets de valeur dans les tombes violées. - Ces fouilles de sauvetage ont fourni 251 tombes /No de tombes: 18 - 269/. Matériel et méthode d'analyse Au cours des fouilles de sauvetage il a été sauvé le contenu anthropolo­gique de 211 tombes du cimetière et de 18 tombes sporadiques. c'est à dire les restes osseux de 229 individus /85 #/ en tout. Parmi ceux le crâne et le sque­lette de 115 individus, le crâne seulement de 29, et enfin les os squelettiques /sans crane/ de 45 individus. Les ossements de 40 tombes étalent en si mauvais état de conservation que l'on a jugé inutil de les garder. Le ma Uriel de cette fouille de sauvetage se compose des ossements squelettiques rie 29 Inf.I., 21 Inf. II., 11 juvéniles et 168 adultes. La répartition selon les groupes d'âges et de sexes se trouve établie dans le Tableau I, tandis que le Tableau II. pré­sente la répartition en pour-cent des crânes sauvé*, selon l'âge et le sexe.

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